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La FSSS-CSN en faveur de la grève générale illimitée dans les CPE le 1er décembre

Le premier ministre du Québec, François Legault, dit vouloir « une entente négociée » lorsqu'on l'interroge relativement à l'imposition éventuelle d'une loi spéciale dans ce dossier.

Des grévistes avec des drapeaux au coin d'une intersection.

Des employées de CPE représentées par la FSSS-CSN manifestent au centre-ville de Sept-Îles (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

La pression s'accentue sur le gouvernement de François Legault : un deuxième syndicat représentant des travailleurs de Centres de la petite enfance (CPE) s'est vu accorder un mandat de grève générale illimitée par ses membres, vendredi.

Les 11 000 membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) ont voté à 92,1 % en faveur de la grève générale illimitée. Ils sont employés dans quelque 400 CPE de la province.

La grève pourrait être déclenchée dès mercredi prochain si les négociations achoppent avec le gouvernement.

Mercredi, les membres de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) avaient accordé pareil mandat à leurs représentants syndicaux dans une proportion de 91,2 %.

Un troisième groupe, le Syndicat québécois des employés de service (SQEES), affilié à la FTQ, tient jusqu’à mardi un vote sur l'octroi d'un mandat de grève.

Le salaire des éducatrices, mais aussi celui des employés de soutien des CPE, sont au cœur du conflit.

Le syndicat réclame du gouvernement du Québec qu’il applique aux responsables en alimentation, aux adjointes administratives et aux conseillères pédagogiques le rattrapage salarial qu’il a accordé aux éducatrices et aux éducateurs.

La FSSS-CSN estime que ces  autres  salariés ne représentent que 15 % de l'ensemble du personnel des CPE.

La proposition gouvernementale porterait à 420 millions la masse salariale annuelle des 11  000 salariés syndiqués à la CSN, alors que la proposition syndicale porterait cette masse salariale à 426 millions, selon la vice-présidente de la FSSS-CSN, Lucie Longchamps.

La FSSS-CSN affirme que d'autres enjeux sont discutés, tels que le respect des ratios d'enfants par éducatrice, la rémunération du temps de préparation des dossiers et de la cuisine, ainsi que le nombre de jours fériés et de semaines de vacances.

François Legault parle d'équité

Le premier ministre François Legault a déclaré, vendredi, vouloir une entente négociée avec les travailleurs des CPE. Les négociateurs me disent être très près des demandes syndicales concernant les éducatrices, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse donnée dans le cadre du Grand cercle économique des Peuples autochtones et du Québec.

Toutefois, en ce qui a trait aux employés qui font le ménage et la nourriture, etc., le premier ministre répète que le gouvernement doit garder une certaine équité avec ceux exerçant les mêmes fonctions dans d'autres services publics.

Quelqu'un qui fait le ménage dans une école doit être payé à peu près le même salaire que quelqu'un qui fait le ménage dans un service de garde, a-t-il cité en exemple.

Je ne peux pas croire [...] qu'on n'est pas capables de s'entendre, conclut François Legault.

Une loi spéciale?

Jeudi, la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, avait lancé aux travailleuses des Centres de la petite enfance qu' il est temps d'être raisonnable.

On ne pourra pas être en mesure d'offrir la même capacité d'augmentation à tous les secteurs des CPE, a-t-elle prévenu.

La ministre affirme qu’on a perdu de vue la réalité des parents et n’écarte pas le recours à une loi spéciale. Toutefois, elle dit croire qu'une entente est encore possible avec les organisations syndicales.

Son collègue de la Famille, Mathieu Lacombe, estime qu’il faut que les syndicats entendent raison.

Une manifestante masquée.

Une claque au visage

L'éventualité d'une loi spéciale forçant le retour au travail des syndiqués serait un affront, de l'avis de Lucie Longchamps, de la FSSS-CSN.

Ces travailleuses, dit-elle, ont tenu ce réseau-là à bout de bras pendant toute la pandémie[...], avec toutes les coupes du gouvernement précédent [...].

« Entre autres, les responsables en alimentation arrivent plus tôt, partent plus tard; la plupart ne font pas complètement leurs pauses, quand elles en font. S'ils ajoutent une loi spéciale, ce sera une réelle claque au visage. »

— Une citation de  Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS-CSN

Maux de tête et problèmes de gestion

La Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI) appréhende ces grèves générales illimitées qui surviendraient à la fin de l'année, période cruciale dans beaucoup de secteurs.

Le manque de places en services de garde occasionne déjà maux de tête et problèmes de gestion à bon nombre de petites et moyennes entreprises (PME), rappelle François Vincent, vice-président de la FCEI.

Les propriétaires de PME doivent eux-mêmes compenser l’absence d’un ou de plusieurs employés, explique la FCEI par communiqué. On oublie souvent que la moitié des entreprises ont moins de cinq employés.

Enfin, au sujet des offres faites aux syndiqués des CPE, la FCEI dit que la capacité de payer des contribuables n’est pas infinie.

Avec les informations de La Presse canadienne

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