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Ses 250 000 bulbes de safran emportés par les eaux à Abbotsford, en C.-B.

Avtar Dhillon dans sa ferme où il cultive le safran.

La ferme de safran d'Avtar Dhillon était l’une des rares au Canada.

Photo : Radio-Canada / Gian Paolo Mendoza

Radio-Canada

En octobre dernier, le rêve d'Avtar Dhillon devenait réalité : après six ans d'expérimentation, des fleurs violettes de safran apparaissaient dans sa ferme d'Abbotsford, en Colombie-Britannique. Le 15 novembre, tous ses efforts ont été engloutis par les eaux.

Les 250 000 bulbes d'or rouge, l'épice la plus chère du monde, reposent maintenant sous 1 mètre d’eaux froides et boueuses. Sa ferme, comme des dizaines d’autres, a subi des dommages catastrophiques.

Je suis complètement bouleversé. Cela m’a pris six ans pour en arriver là, et puis lundi j’ai tout perdu.

Avtar Dhillon a déboursé plus de 300 000 $ pour obtenir les bulbes de crocus sativus.

« Nous nous sentons très tristes. Je n’ai pas pu dormir ces derniers jours. »

— Une citation de  Avtar Dhillon, agriculteur
Des fleurs de safran dans un champ en Colombie-Britannique.

Des fleurs de safran dans un champ en Colombie-Britannique.

Photo : CBC / Gian-Paolo Mendoza

Dévastateur

C’est l’ensemble des cultivateurs qui sont touchés par les inondations dans la plaine Sumas, selon la ministre de l’Agriculture, Lana Popham.

Malheureusement, tout est sous l’eau. Nos pensées sont avec eux. C’est dévastateur.

Les cultures de chou, de carottes et de bleuets ont particulièrement été inondées. Les plants des 57 producteurs de bleuets de la vallée du Fraser devront être déracinés et remplacés par de nouveaux arbustes, explique Lana Popham.

Selon des estimations préliminaires, 500 bovins, 20 000 porcs et des dizaines de milliers de poulets ont péri dans les eaux.

Une ferme inondée à Sumas Prairie, à Abbotsford, en Colombie-Britannique.

Une ferme inondée à Sumas Prairie, à Abbotsford, en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Oliver Walters

Poursuivre son rêve, mais ailleurs

Avtar Dhillon est toujours évacué. Il compte vendre sa ferme l’an prochain, sa famille ayant peur de revenir s’installer dans la prairie Sumas, située sur le fond d'un ancien lac, drainé il y a 100 ans.

L’agriculteur espère que la Ville d'Abbotsford apportera des changements aux infrastructures et aux digues afin que les récoltes soient à l'abri d’inondations futures.

Par-dessus tout, il souhaite trouver une nouvelle terre où il pourra faire pousser son safran.

C'est mon rêve. Je ne veux pas qu'il disparaisse.

Avec les informations de Baneet Braich

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