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Les Saskatchewanais vulnérables ont toujours des difficultés à se loger

Une pancarte indiquant un logement à louer.

Selon la Commission des droits de la personne de la Saskatchewan, l'accès au logement ne peut être refusé pour des motifs de distinction illicite.

Photo :  CBC

Radio-Canada

Une mise à jour du rapport de la Commission des droits de la personne de la Saskatchewan sur le logement, publiée jeudi, indique que des problèmes persistent pour les personnes les plus vulnérables de la province.

Le rapport publié en 2018 mettait en lumière sept obstacles majeurs en matière de logement pour les Autochtones, les personnes ayant un handicap et les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et de toxicomanie.

Intitulé Access and Equality for Renters in Receipt of Public Assistance: A Report to Stakeholders, il est également connu sous le nom de rapport rouge en raison de sa couverture rouge.

Les sept principaux obstacles présentés dans le rapport :

  • Méconnaissance des droits et des responsabilités.
  • Difficulté à naviguer dans le système.
  • Disparité entre l'aide sociale et le coût des loyers du marché.
  • Manque de soutien pour les personnes ayant des problèmes de toxicomanie et de santé mentale.
  • Processus de règlement des plaintes inaccessible.
  • La nécessité d'améliorer l'entretien des propriétés et de la lutte antiparasitaire de la part des propriétaires.
  • Manque de logements abordables.

Un programme qui alimente l’itinérance

Le rapport documente également les réactions des intervenants à la suite du nouveau programme de soutien du revenu de la Saskatchewan (SIS).

Annoncé l’an dernier, celui-ci vise à aider les bénéficiaires de l’aide sociale à devenir plus autonomes. L’une des principales plaintes au sujet du Programme de soutien du revenu de la Saskatchewanétait que l'aide sociale pour le loyer et les services publics sont versés aux clients plutôt que directement aux propriétaires. La province a effectué des changements pour certains clients.

Le paiement direct n'était pas disponible pour la plupart des clients du programme jusqu'à il y a quelques semaines. La province a récemment annoncé qu'elle rétablissait le paiement direct pour les clients ayant des besoins élevés. Nous espérons donc que c'est un pas dans la bonne direction, affirme le président-directeur général de l'Association des propriétaires de la Saskatchewan, Cameron Choquette.

L'Association des propriétaires de la Saskatchewan continuera de travailler avec le gouvernement provincial afin de préciser quelles personnes pourraient bénéficier du paiement direct.

« Les propriétaires n'ont pas accès à un modèle abordable qui leur permet de se renseigner sur les responsabilités et les droits fondamentaux en ce qui concerne l'offre de logements. »

— Une citation de  Cameron Choquette, président-directeur général de l'Association des propriétaires de la Saskatchewan

M. Choquette affirme que son association offrira bientôt un programme de formation destiné aux propriétaires qui abordera la question de leurs droits et de leurs responsabilités de base en ce qui concerne les logements locatifs en Saskatchewan.

Obstacles au logement et autres difficultés

La mise à jour du rapport indique qu'il reste de nombreux obstacles à surmonter.

Les locataires, les propriétaires et les organismes d’habitation continuent de s’adapter au Programme de soutien du revenu de la Saskatchewan.

La disparité entre les loyers du marché et l'aide sociale est une source de préoccupation pour de nombreux intervenants. La pandémie a changé des conditions d'utilisation et ajouté de nouvelles difficultés pour les locataires, affirme le rapport.

La demande continue de location pour les personnes difficiles à loger en raison de leurs problèmes de toxicomanie et de santé mentale demeure un obstacle ainsi que l’accès à un mécanisme efficace de règlement des différends entre les locataires et les propriétaires.

Les membres de la Commission des droits de la personne de la Saskatchewan ont également souligné que les problèmes de toxicomanie et de santé mentale étaient des obstacles injustes, surtout pendant la pandémie.

Ils ont, par ailleurs, déploré qu’il y ait un manque d’information sur ces questions chez les propriétaires.

Selon les informations de Pratyush Dayal

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