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Le Salon du livre de Montréal ouvre ses portes au Palais des congrès

Des phrases d'autrices et d'auteurs sont collées sur les vitres du Palais des congrès.

Le Salon du livre de Montréal se tient désormais au Palais des congrès.

Photo : François Olivier

Radio-Canada

Après un événement uniquement virtuel l’an dernier, le Salon du livre de Montréal revient en version présentielle jusqu’à dimanche. Cette année, l'événement quitte la Place Bonaventure, après 42 ans, pour s’installer au Palais des congrès. Ce sont environ 500 maisons d’édition ainsi que 1150 créatrices et créateurs qui sont réunis pour 4 jours, et non 6 comme c'était le cas les années précédentes.

On est extraordinairement fébriles, on est heureux et on est fiers aussi de permettre ces retrouvailles, enfin, après 18 mois de pandémie, a expliqué Olivier Gougeon, directeur général du Salon du livre de Montréal, à Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18

Le Palais des congrès peut accueillir 5000 personnes en même temps – c’est un endroit vaste avec une très bonne aération, souligne-t-il – et un système de billets horodatés a été mis en place. À noter que le port du masque et la présentation du passeport vaccinal sont obligatoires. 

Des nouveautés

Michel Jean, Patrick Sénécal, Catherine Perrin, Simon Boulerice et Joséphine Bacon, mais aussi India Desjardins, Jean-Philippe Baril Guérard et Natasha Kanapé-Fontaine participent à ce salon aux côtés des Chrystine Brouillet, Éric Bédard, Serge Marquis, Alain Farah ou Louise Portal. 

Plus de 2200 séances de dédicaces sont prévues. On a aménagé des espaces de dédicaces en retrait des kiosques pour gérer plus facilement les foules et ne pas empiéter sur l'espace des kiosques, a précisé Olivier Gougeon. 

Le format des kiosques a été réduit et uniformisé afin d’avoir un salon moins coûteux et plus facile à annuler en cas de rebond épidémique. 

Les kiosques sont plus sobres, on revient à l'essentiel : permettre la rencontre entre les auteurs et les lecteurs, a déclaré le directeur général. L'innovation, ce n'est pas toujours de devenir fou ou de changer des affaires. Des fois, c'est de revenir à l'essentiel.

Le Salon du livre a aussi révisé ses prix à la baisse pour les maisons d’édition. On a fait de gros efforts pour leur dire : "Vous n’aviez pas prévu [d’assister à un salon du livre dans votre budget], on va baisser nos prix de façon à ce que vous puissiez participer."

En raison de la pandémie, le public ne pourra pas rencontrer d’auteurs ou d’autrices venant de l’étranger, mais des maisons d’édition internationales sont représentées. 

Autre nouveauté cette année : le Salon du livre propose une programmation en ligne, mais aussi à différents endroits de Montréal jusqu’à dimanche. 

On a fait le Salon dans la ville pour multiplier les points de rencontre et aller vers les gens, parce que ce n'est pas tout le monde qui a envie de venir ou qui peut venir [au Palais des congrès].

Un salon important pour le jeune public

La pandémie n’aura pas entamé la volonté des écoles d’amener les enfants au Salon du livre de Montréal. En effet, les matinées scolaires affichent complet. Le premier jour des inscriptions, 80 % des réservations avaient été faites en une heure, a raconté Olivier Gougeon. Il y a une demande, un besoin de se retrouver, et donc, les écoles sont au rendez-vous, on est complet.

Jeudi, l’homme était d’ailleurs ravi de voir les groupes scolaires prendre part à cette grande célébration du livre. 

C'est tellement réjouissant pour un salon du livre de voir les jeunes sur le plancher manipuler les livres. On voit qu’il y avait cette année un besoin de ce contact avec les livres.

« Les jeunes sont tellement contents de voir l’auteur ou l'autrice qui leur a fait vivre des émotions [grâce à la lecture]. Ce contact qui se crée laisse des marques indélébiles dans les souvenirs des enfants. »

— Une citation de  Olivier Gougeon, directeur général du Salon du livre de Montréal

Développer et fidéliser le lectorat acquis pendant la pandémie

Le Salon du livre de Montréal s'ouvre cette année après des mois de pandémie pendant lesquels les ventes de livres ont augmenté.

Les ventes sont au rendez-vous, car un livre est un objet qui permet une évasion, a expliqué le directeur. Il y a un désir d'accéder à cette richesse et à cette promesse que sont les livres. Le Salon du livre, et les librairies le reste de l’année, ce sont des milliers de promesses.

Pour Olivier Gougeon, l’enjeu est désormais de développer le lectorat, malgré notamment la concurrence des écrans. 

« La pandémie a permis à plein de gens de retrouver le plaisir de lire, et maintenant, il faut que ces nouveaux lecteurs, ou ceux qui sont revenus à la lecture, continuent et que la production éditoriale reste au rendez-vous. On a un défi collectif à relever. »

— Une citation de  Olivier Gougeon, directeur général du Salon du livre de Montréal

Une fois la fin de semaine achevée, le Salon du livre pourra dresser un bilan de ce que son directeur qualifie d’édition-test

Je ne sais pas comment seront les salons de demain. On est en transformation. Ce n’est pas rien, ce qu'on vient de vivre, a souligné Olivier Gougeon. 

Il souhaite organiser à nouveau le Salon en ligne et le Salon en ville, car cela lui permet de continuer à remplir sa mission de promotion du livre et de la lecture. Par contre, il faut trouver des façons que cela soit rentable et que cela soit possible d'un point de vue logistique. Il va falloir travailler tout ça pour que cela fonctionne pour l’ensemble du milieu.

Le Salon du livre de Montréal est ouvert de 9 h à 21 h jusqu’à samedi, et de 9 h à 17 h dimanche. Le public peut découvrir la programmation et se procurer des billets en se rendant sur le site Internet de l’événement (Nouvelle fenêtre)

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