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L’acquisition des usines Eacom par Interfor bien accueillie dans la région

Du bois et l'usine de la scierie de Matagami

La scierie de Matagami est opérée par Eacom. Une entente avec l’usine Nordic Kraft à Lebel-sur-Quévillon lui assure vendre ses copeaux et de maximiser ses bénéfices.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Martin Guindon

L’acquisition par Interfor des usines Eacom de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec est plutôt bien accueillie.

Eacom possède des scieries à Matagami et Val-d’Or ainsi qu’une usine de deuxième transformation à Sullivan. Elle fait travailler plus de 280 personnes dans la région.

À Matagami, la nouvelle revêt une importance particulière, alors que l’économie reposera à court terme sur l’industrie forestière avec la fermeture prochaine de la mine Bracemac-McLeod de Glencore. Le maire René Dubé voit donc d’un bon œil l’arrivée de ce nouveau joueur, d’autant plus qu’Eacom investit présentement 7,7 millions de dollars dans la mise en place d’un nouveau séchoir.

Ce que je vois, c'est une entreprise spécialisée dans le domaine du sciage, qui dit: moi je vois un potentiel intéressant, c’est pour ça que j'embarque. Pour nous, c’est un souffle nouveau. L’investissement pour le séchoir est un plus. S’ils vont de l’avant avec une garantie d'approvisionnement qu’il va être important de leur donner, ça va faire en sorte qu'ils vont aussi investir sur la ligne de sciage. Là, ça peut être gagnant pour tout le monde, estime M. Dubé.

Selon le maire de Matagami, il devient de plus en plus urgent de prioriser les usines du Nord-du-Québec dans les garanties d’approvisionnement de la forêt publique située sur ce territoire. D’autant plus que les scieries de la région approvisionnent à leur tour en copeaux l’usine Nordik Kraft de Lebel-sur-Quévillon.

Pas d’inquiétudes du syndicat

Le syndicat Unifor, qui représente une centaine de travailleurs d’Eacom dans la région, n’entrevoit pas d’effets négatifs à la transaction, du moins à court terme.

Dans les faits, naturellement, lorsqu’il y a des acquisitions, des fois il y a des consolidations sur d’autres choses, il y a des synergies qui s’installent, mais je pense qu’on a quand même deux bonnes usines. Au niveau de la diversification et de la capacité financière globale, je pense que c’est correct. On va travailler avec Interfor. On avait quand même une très bonne relation de travail avec Eacom, fait valoir Renaud Gagné, directeur québécois d’Unifor.

Les employés syndiqués d’Unifor dans les usines de Matagami et Val-d’Or ont signé un nouveau contrat de travail de quatre ans en 2020.

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