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COVID-19 : « Une situation qui se dégrade » en Estrie, selon le ministre Bonnardel 

François Bonnardel et le Dr Alain Poirier en conférence de presse.

Le ministre responsable de la région de l'Estrie et député de Granby, François Bonnardel, et le directeur de la santé publique en Estrie, le Dr Alain Poirier, ont fait le point sur la situation de la COVID-19 dans la région.

Photo : Radio-Canada

Le ministre responsable de la région de l'Estrie et député de Granby, François Bonnardel, ainsi que le directeur de la santé publique en Estrie, le Dr Alain Poirier, ont fait le point sur la situation de la COVID-19 dans la région jeudi après-midi. Ils ont notamment sonné l'alarme sur le nombre de cas qui continue d'augmenter. 

« La situation est considérée comme stable au Québec, mais on a une situation un peu plus compliquée chez nous en Estrie.  »

— Une citation de  François Bonnardel, ministre responsable de la région de l’Estrie

Alors qu’il y a quelques mois, la région comptait une trentaine de nouveaux cas par jour, ce nombre a presque triplé au cours des dernières semaines. 

L'Estrie affiche d’ailleurs le plus haut taux de cas actifs par 100 000 habitants au Québec en dehors du Nunavik. Au cours des derniers jours, la région recensait en moyenne plus d'une centaine de nouveaux cas quotidiens, soit les mêmes chiffres que lors de la deuxième vague. 

En Estrie, environ 85 % des gens sont adéquatement vaccinés, comparé à 91 % dans l’ensemble du Québec, a indiqué M. Bonnardel. Mais il y a trois régions qui ne sont pas adéquatement vaccinées. On parle des Sources, à 77 %, du Haut-Saint-François, à 79 %, et du Granit, à 80 %, a-t-il précisé.

Les enfants particulièrement touchés

Les jeunes enfants, qui peuvent maintenant avoir accès au vaccin contre la COVID-19 , sont présentement les plus touchés par le virus, indique le ministre. 

« Les tranches d’âge les plus problématiques sont les enfants âgés de 5 à 11 ans, qui représentent 35 % des cas en Estrie.  »

— Une citation de  François Bonnardel, ministre responsable de la région de l’Estrie

De nombreuses écoles ont d’ailleurs fermé des classes en raison du nombre élevé de cas au cours des dernières semaines. Parmi les 60 éclosions qui touchent présentement la région, la moitié ont été déclarées dans le milieu scolaire. 

Plus de 36 000 enfants de 5 à 11 ans doivent être vaccinés dans la région. Jusqu'à maintenant, près de 10 000 parents ont déjà pris rendez-vous pour leur enfant, indique le ministre. 

Des tests rapides seront également déployés à plus grande échelle dans les écoles préscolaires et primaires. Ils seront utilisés pour dépister l’ensemble des élèves d’une même classe à la suite d’un résultat positif chez l’un d’entre eux. Le but de cette mesure est de désengorger les centres de dépistage.

Éviter une cinquième vague 

La vaccination contre la COVID sera bientôt offerte dans environ la moitié des écoles de la région, a ajouté le Dr Alain Poirier.

Avec la vaccination des enfants de 5 à 11 ans, le directeur de la santé publique espère ainsi être assez vite pour éviter une cinquième vague

Il souligne que même si les plus jeunes sont moins susceptibles d’être hospitalisés s’ils attrapent la COVID-19, ils peuvent quand même transmettre le virus aux membres de leur entourage.

La multiplication des cas amène aussi une certaine désorganisation scolaire , puisque les éclosions forcent la fermeture des classes.

« C’est un taux de vaccination collectif global qui permettra de retirer les mesures. [...] On veut fermer le moins possible d’écoles.  »

— Une citation de  Dr Alain Poirier, directeur de la santé publique en Estrie

Devant la multiplication des cas actifs de COVID-19, le directeur de la santé publique rappelle aussi à la population l’importance de respecter les mesures sanitaires et de continuer à porter le masque.

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