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Randy Chevrier est prêt à jouer jusqu’à 50 ans

Presque cinq ans jour pour jour après son dernier match, le joueur a signé un nouveau contrat à Calgary.

Randy Chevrier soulève la COupe Grey apr`s la victoire des Stampeders face aux Alouettes en 2008 à Montréal.

À 45 ans, Randy Chevrier a signé un nouveau contrat avec les Stampeders de Calgary.

Photo : Reuters / Todd Korol

Quand il a annoncé sa retraite de la Ligue canadienne de football (LCF) en 2017, le spécialiste des longues remises Randy Chevrier se doutait bien que sa carrière n’était pas vraiment terminée.

Après avoir joué 12 saisons, il a disputé ce qui devait être son dernier match le 11 novembre 2016 avec les Roughriders de la Saskatchewan.

À l’approche des séries éliminatoires, les Stampeders de Calgary avaient besoin d’un joueur capable de prendre la relève en cas de blessure à Aaron Crawford, qui est responsable des longues remises. Cory Greenwood est habituellement le remplaçant à cette position, mais son nom a été ajouté à la liste des blessés pour six matchs.

J’ai parlé avec coach [Mark ]Kilam, le coordonnateur des unités spéciales pour lui demander s’il avait besoin de quelqu’un à la position avant les séries. Ils m’ont fait passer des tests et m’ont donné un contrat pour l’équipe d’entraînement, affirme le joueur, qui a disputé 181 matchs dans la LCF.

Le protocole entourant la COVID-19 a joué en faveur de Randy Chevrier, qui a eu 45 ans en juin. Avant de se joindre à une équipe de la LCF, un joueur doit passer cinq jours en isolement, ce qui laisse peu de marge de manœuvre à une équipe si un joueur se blesse durant un match des séries.

Deux offres pour un retour

Randy Chevrier connaît sa valeur comme spécialiste des longues remises et a toujours espéré qu’un jour on ferait appel à ses services.

Il a disputé sa dernière saison avec les Stampeders en 2015. Sans contrat pour la saison 2016, il a continué à s’entraîner chez lui avant de recevoir un appel des Riders qui ont eu besoin de lui pour les trois derniers matchs de la saison.

Son téléphone n’a pas sonné de nouveau jusqu’à ce qu’il reçoive un appel d’une équipe de la division Est plus tôt cette saison.

J’aurais aimé accepter l’offre de cette équipe, mais avec mon emploi au Service des incendies de la ville de Calgary, c’était trop compliqué, dit-il.

Pour pouvoir le mettre sous contrat, les Stampeders ont dû négocier avec l’employeur de Chevrier, des négociations qui ont été très faciles, selon le principal intéressé.

Une denrée rare

Les bons spécialistes de longues remises sont très rares et c’est ce qui explique l’intérêt de certaines équipes pour l’homme de 45 ans.

C’est un art qu’il faut pratiquer, explique-t-il. C’est plutôt un art mental qu’un art physique. Plusieurs joueurs peuvent faire la remise, mais n’ont pas l’approche mentale nécessaire. Une remise c’est une opération dans laquelle il faut être parfait .

Selon Chevrier, il est très difficile d’uniquement se concentrer sur le prochain jeu, tout en oubliant le dernier qui s’est peut-être mal déroulé.

Plus tôt cette saison, les Elks d’Edmonton ont aussi eu besoin d’un spécialiste des longues remises et ont embauché Martin Bédard, un joueur qui lui aussi était à la retraite.

Prêt jusqu’à 50 ans

Randy Chevrier n’a jamais cessé de s’entraîner en prévision qu’une occasion comme celle-ci lui soit offerte.

Il sait qu’il ne jouera probablement pas de match avec les Stampeders, mais le seul fait de retrouver le terrain, le vestiaire et certains coéquipiers toujours avec l’équipe le réjouit.

Après la saison, il continuera de s’entraîner de la même façon et il prévoit le faire jusqu’à ce qu’il atteigne 50 ans.

J’ai souvent dit que je voulais faire comme Roger Reinson, un ancien coéquipier à Edmonton. Il avait pris sa retraite, mais la saison suivante, l’équipe a fait appel à ses services et il a remporté une autre Coupe Grey. J’aurai un Roger Reinson en moi jusqu’à 50 ans, affirme-t-il, sourire aux lèvres.

La priorité de Randy Chevrier est maintenant son travail au Service des incendies de la ville de Calgary. Il n’entend pas quitter son emploi pour se joindre à une formation pour toute une saison, mais il dit qu’il sera toujours prêt à aider une équipe pour une courte période ou pour les séries éliminatoires.

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