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Mobilisation contre la violence faite aux femmes en Mauricie et au Centre-du-Québec

Une femme serre ses mains. On ne voit pas son visage.

Dix-huit femmes ont été tuées par un homme depuis le début de l'année au Québec.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Pierre Marceau

« Face à la violence, tu n'es pas seule, on peut t’aider. » C'est un message qui sera largement diffusé dans les 10 prochains jours en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Faut-il rappeler que depuis janvier, le Québec compte 18 féminicides. Un chiffre qui résonne comme une alarme pour toutes celles qui travaillent à juguler la violence sous toutes ses formes. Une situation épouvantable, décourageante et dramatique pour Annie Tanguay, de la Collective des femmes de Nicolet qui se sent encore loin du jour où elle pourra crier victoire.

La femme dans un café en entrevue.

La directrice générale de la maison Le Far, Karine Gendron

Photo : Radio-Canada

Même constat pour Karine Gendron du FAR (Famille, Accueil, Référence) où on vient en aide aux femmes. La route est longue pour changer la culture de la violence. Ça ne se change pas du jour au lendemain.

Et comme il reste beaucoup de travail à faire, tous les organismes voués à la cause se mobilisent pour les 12 prochains jours.

Des actions de sensibilisation sont en place, dont la distribution de dépliants et d’épinglettes et la diffusion de publicités à la radio. Le but est d’inciter les victimes à demander de l’aide, précise Julie Michaud, agente d’information au CIUSSS Mauricie-Centre-du-Québec.

L’objectif est de déconfiner les discussions autour des violences faites aux femmes.

Un message qui s’adresse aux victimes, bien sûr, mais aussi à leurs agresseurs. Claudia Champagne, directrice générale de L’Accord Mauricie, qui vient en aide aux hommes violents, constate qu’ils sont de plus en plus nombreux à demander de l’aide. Avant la violence ça restait dans le domaine privé, maintenant c’est dans le domaine public on voyait peu d'hommes qui demandaient de l’aide, maintenant il y en a.

La mobilisation se poursuit jusqu’au 6 décembre, une date difficile à oublier au Québec. En 1989, à l’École polytechnique de Montréal, Marc Lépine ouvrait le feu sur vingt-huit personnes, tuant quatorze femmes et blessant treize autres personnes.

Pour ceux et celles qui auraient besoin d’aide en matière de violence, il existe plusieurs services dont :

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