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Violences faites aux femmes : une série d’événements lancée dans la capitale nationale

Des personnes réunies derrière un banc commémoratif.

Un rassemblement avait lieu, jeudi midi, au banc érigé en la mémoire de Valérie Leblanc, cette jeune femme de 18 ans retrouvée morte, en 2011, dans un boisé situé derrière le Cégep de l'Outaouais.

Photo : Radio-Canada / Fiona Collienne

Radio-Canada

Les organismes de la grande région de la capitale nationale convient les citoyens à une foule d’événements, jusqu’à début décembre, en mémoire des victimes de violences faites aux femmes. À Gatineau, un rassemblement avait lieu, jeudi midi, derrière le Cégep de l'Outaouais, où Valérie Leblanc a été retrouvée morte en 2011.

Les participants se sont réunis, en cette Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, devant le banc érigé en mémoire de cette jeune femme dont le meurtre demeure non résolu, plus de 10 ans plus tard.

Il y a plusieurs autres endroits en Outaouais où on aurait pu se rassembler, mais celui-ci est marquant pour beaucoup de personnes [de la région] et spécifiquement, celles de Gatineau, a souligné Isabelle Cousineau chargée de projet et des communications pour un des organismes organisateurs, l’Assemblée des groupes de femmes d’interventions régionales (AGIR) de l’Outaouais.

Des dizaines de résidents de la région ont répondu présents au rendez-vous aussi donné par le Comité régional de la Marche mondiale des femmes de l’Outaouais (CRMMFO).

Une femme sourit à la caméra dans un paysage d'automne.

Isabelle Cousineau, chargée de projet et des communications pour l'organisme AGIR Outaouais

Photo : Radio-Canada / Fiona Collienne

En entrevue, Isabelle Cousineau a relevé que l'effet d'isolement de la pandémie de COVID-19 a accentué la dangerosité des situations dans lesquelles se retrouvent des femmes victimes de violence conjugale.

Karina Machado, intervenante en sensibilisation à la maison d’aide et d’hébergement L’Autre chez soi, située dans le quartier Aylmer, a partagé le même constat.

Ce qu’on remarque surtout, c’est qu’il y a des dangers imminents pour les femmes qui sont de plus en plus présents. Les femmes qui téléphonent [...] craignent pour leur sécurité et celle de leurs enfants, a-t-elle résumé.

Depuis le début de l’année, 17 féminicides ont été répertoriés au Québec, soit bien plus que la moyenne annuelle.

En Outaouais, on observe qu’il y a plus de 300 personnes par semaine qui font des demandes pour des services en violence conjugale ou en violence [au sens] plus large. C’est un grand nombre. Ça fait plus de 1000 personnes par mois, a ajouté Isabelle Cousineau, soulignant qu'il y a des listes d'attente.

Elle a demandé aux gouvernements de fournir davantage d'aide financière. On a vu des investissements d'urgence. [...] Par contre, on aimerait répondre aux besoins sur le long terme et ne pas être constamment en situation de crainte qu'on n’ait pas assez de budget.

Les organismes d'aide aux femmes rappellent que l’agression physique n’est pas la seule forme de violence dont ces dernières sont victimes. Nous parlons aussi de violence psychologique - tout ce qui est manipulation et menaces - , de violence verbale, sexuelle, économique, culturelle, spirituelle, [...] [et de] cyberviolence , a énuméré Karina Machado.

En Outaouais, les événements de mobilisation et de sensibilisation s’échelonnent sur 12 jours, soit jusqu’à la date du 6 décembre, commémorant la tuerie de Polytechnique. L’Autre chez soi publiera notamment sur les réseaux sociaux des témoignages de survivantes à diverses formes de violence durant toute cette période.

Jusqu'au 10 décembre en Ontario

Du côté ontarien, les organismes proposent plusieurs activités jusqu’au 10 décembre.

En Ontario, cette année, la journée [du 25 novembre] a une particularité peut-être plus significative parce que, malheureusement, on note un nombre beaucoup plus élevé, depuis janvier 2021, de féminicides. [...] La majorité de ces meurtres ont été commis par le conjoint, l’ex-conjoint ou par un membre de la famille de la femme en question, expose Maïra Martin, directrice de l'Action ontarienne contre la violence faite aux femmes.

Elle affirme que 48 féminicides sont survenus entre janvier et octobre derniers.

Son organisation proposera, les 7 et 8 décembre, des ateliers permettant d’en apprendre plus sur les différentes formes de violence faites aux femmes au cours d’un forum virtuel.

Avec les informations de Fiona Collienne et de Gabriel Le Marquand Perreault

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