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Grève dans les CPE : des parents épuisés demandent à Québec d’agir

Un ourson en peluche rose sur un plancher.

La grève dans les CPE donne du fil à retordre aux parents.

Photo : Radio-Canada / Rick Gibbs

Radio-Canada

La grève dans les centres de la petite enfance (CPE) impose tout un casse-tête aux parents dont les enfants fréquentent ces établissements. Devant un tel épuisement, près de 300 parents ont joint le mouvement Parents au bout du rouleau de la conciliation travail, COVID-19, grève, famille.

Maman d'un jeune garçon, Marie-Ève Naud est l'une des signataires d'une lettre adressée au gouvernement du Québec. Celle-ci témoigne de l'épuisement vécu par les parents de jeunes enfants.

On est vraiment fatigués, puis c'est pour ça qu'on a décidé d'écrire cette lettre. Ce qu'on voit autour de nous, ce sont plein de parents qui s'adaptent de bonne foi. On comprend toute l'importance des mesures sanitaires et autres contraintes. On se plie avec beaucoup de rigueur, on fait notre effort, mais ce n'est pas comme si ça n'avait aucun impact, témoigne la jeune maman.

« C'est un genre de sprint qui dure plus longtemps qu'un marathon. »

— Une citation de  Marie-Ève Naud, maman épuisée

Elle demande au premier ministre François Legault de mettre fin au conflit de travail avec les CPE de la province le plus rapidement possible. Celui-ci pèse lourd sur ses épaules déjà affaiblies par la pandémie.

On vit la grève quelques jours par-ci par-là depuis le début de l'automne et c'est déjà tout un casse-tête. Cette semaine, moi, dans notre CPE, on a quatre jours de grève. J'ai un emploi, donc si j'ai quatre jours avec mon fils, qui n'a même pas trois ans, c'est sûr que je ne peux pas travailler en même temps, raconte-t-elle.

La maman admet d'ailleurs qu'elle est loin d'être la plus affectée, alors que son conjoint est présent pour l'aider et que ses propres parents sont disposés à lui offrir un coup de main.

Je suis extrêmement privilégiée, j'ai un mari et on travaille tous les deux à la maison. [...] Moi, si je commence à être en train de me noyer dans ma piscine, ça veut dire qu'il y a plusieurs parents qui sont au fond de la piscine, et qui ne parlent juste plus.

Un autre mandat de grève

Le mandat de grève générale illimité annoncé mercredi par un syndicat de CPE a eu l'effet d'un coup de massue sur Marie-Ève Naud et les autres signataires de la lettre.

On a été dévastés, puis je dois dire que, dans les signataires de la lettre, plusieurs parents m'ont écrit pour me dire que l'épuisement parental n'était plus à nos portes, mais bien entré dans nos maisons. [...] On trouve des solutions, on trouve des gens dans nos réseaux, mais ça ne se fait pas sans coût, souligne-t-elle.

La maman rappelle cependant qu'elle et les membres du mouvement sont bien loin de se positionner contre les travailleurs des CPE, qu'ils appuient sans relâche.

« Il faut sortir l'argent. Payez-les, les employés, gardez notre système à flot. »

— Une citation de  Marie-Ève Naud, maman épuisée

On n'est pas en train de demander un règlement drastique qui ne favoriserait pas le réseau. Les CPE sont une richesse nationale. Moi je le vis tous les jours comme parent qui en bénéficie. C'est extraordinaire, nos éducatrices sont extraordinaires.

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