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Constance Lake : la thèse de la blastomycose confirmée

Une maison enneigée avec un drapeau "Chaque enfant compte" planté à l'entrée.

Les résidents de Constance Lake attendent les résultats de l'enquête pour comprendre les origines de l'éclosion de blastomycose qui sévit dans leur communauté.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un cas de blastomycose est officiellement confirmé par une analyse en laboratoire, affirme la cheffe de la Première Nation de Constance Lake, Ramona Sutherland. Le nombre de cas qui font l'objet d'une enquête a également grimpé de 24 à 44 depuis mardi.

Dans sa mise à jour quotidienne mercredi soir, la cheffe de cette Première Nation du Nord de l’Ontario demande à tout membre de la communauté présentant des symptômes, comme la toux, la fièvre, les maux de corps, de se diriger vers l'hôpital de Hearst pour rencontrer des professionnels de la santé.

La blastomycose, un type d’infection fongique qui attaque les poumons, peut s’avérer mortelle si elle est diagnostiquée trop tard.

Déjà, trois personnes sont décédées subitement à Constance Lake, une petite communauté qui compte environ 900 résidents.

Les examens post-mortem doivent être complétés pour confirmer que la blastomycose est bien à blâmer, mais les symptômes et le contexte d’éclosion portent à croire que les défunts ont succombé à la maladie.

« Cette crise pèse lourdement sur notre communauté très soudée. »

— Une citation de  Communiqué de presse de la Première Nation de Constance Lake partagé jeudi matin

Les 44 cas qui font présentement l'objet d'une enquête retourneront à l’hôpital Notre-Dame de Hearst vendredi pour un suivi médical.

Parmi ces cas, on compte 8 enfants, selon les informations de la Première Nation.

Les représentants de Constance Lake et ceux de Hearst collaborent pour assurer un transport entre les deux communautés, situées à environ une demi-heure de route l’une de l’autre.

La cheffe Sutherland remercie l'hôpital Notre-Dame de Hearst pour leur soutien depuis que les premiers cas ont été acheminés vers leur établissement.

Une maison à Constance Lake.

La cheffe de la Première Nation de Constance Lake, Ramona Sutherland. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Les deux gouvernements, provincial et fédéral, ont bien répondu à cette crise, indique le communiqué de presse partagé par la Première Nation de Constance Lake jeudi matin.

Merci aux voisins, aux partenaires et à Service aux Autochtones Canada pour leur compassion durant cette période, poursuit le document.

Constance Lake affirme néanmoins qu’une aide supplémentaire est nécessaire pour déterminer l’origine de l’éclosion et éviter d’autres décès au sein de la communauté.

En point de presse jeudi, le Dr Kieran Moore, médecin hygiéniste en chef de l'Ontario, a réitéré l'appui de la province à la communauté de Constance Lake. Nous travaillons avec le fédéral pour nous assurer que la communauté ait accès à des soins.

Il a rappelé que le champignon qui cause la blastomycose se retrouve habituellement plus au sud, autour des Grands Lacs et dans la vallée du Mississippi.

Avoir autant de cas dans un secteur plus nordique, c'est déconcertant, ajoute le Dr Moore, qui y voit une possible conséquence des changements climatiques.

Hospitalisés à travers l’Ontario

Des transports par hélicoptère ont été organisés pour les patients nécessitant une attention médicale immédiate, les ressources des hôpitaux de la région n’étant pas suffisantes pour répondre aux besoins des malades.

Le cas confirmé de blastomycose a été transféré dans un grand centre hospitalier du Nord de la province mercredi.

Au moins 9 patients sont hospitalisés dans des hôpitaux comme Sudbury, North Bay, Timmins, et Sault-Sainte-Marie. Les visites dans ces hôpitaux sont permises.

Un patient en jeune âge reçoit également des soins au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario à Ottawa.

Des spécialistes sur place

Cinq spécialistes de l’environnement sont sur place en ce moment.

Les choses semblent se mettre en place, commente la cheffe Sutherland. Une enquête est en cours.

Des échantillons sont prélevés dans plusieurs endroits identifiés par la communauté, comme la scierie Lecours, l’école locale, les maisons des gens, et d’autres points d’intérêt.

Un conseiller en santé mentale est également disponible virtuellement en tout temps pour les membres de la communauté.

Au moins cinq nouveaux conseillers en santé mentale ont été dépêchés sur place, en plus d’intervenants autochtones traditionnels.

Il y aura une assemblée publique virtuelle jeudi soir à 19h pour les membres de la communauté de Constance Lake seulement.

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