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Le rail du port de Matane ciblé par des saboteurs

Le chemin de fer du port industriel de Matane.

Le groupe baptisé les ami-e-s du Bas-du-Fleuve prétend avoir commis un acte de sabotage sur la ligne de chemin de fer du port industriel de Matane, dans la nuit du 22 au 23 novembre.

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Perrine Bullant

Un groupe anonyme prétend avoir commis un acte de sabotage sur la ligne de chemin de fer du port industriel de Matane, dans la nuit du 22 au 23 novembre.

La compagnie du CN n'a pas voulu confirmer si du vandalisme a effectivement eu lieu. Elle se dit au fait des allégations qui circulent sur les réseaux sociaux.

Le CN assure qu'il inspecte actuellement la voie, ajoutant que les activités telles que celles mentionnées peuvent poser un risque pour la sécurité de nos employés et du public.

La Compagnie dit aussi veiller à maintenir son bon fonctionnement et à assurer la sécurité des collectivités où elle est présente.

Le CN précise qu’il n’y a aucun délai dans le transport ferroviaire attribuable à ces actions.

La compagnie souligne toutefois que toute personne qui commettrait des actes de cette nature sur sa propriété s'exposerait à des poursuites.

L'entreprise n'a pas souhaité commenter davantage. Elle n'a pas voulu non plus indiquer si une plainte avait été déposée auprès de la Sûreté du Québec qui, de son côté, indique qu'une enquête est en cours, mais refuse de dévoiler plus de détails.

En appui aux Wet'suwet'en

Le geste, revendiqué par un groupe qui se présente comme les ami.es du bas du fleuve, aurait été posé en appui aux Wet'suwet'en, qui militent contre la construction d'un gazoduc sur leur territoire, en Colombie-Britannique.

Des manifestations et d'autres gestes de solidarité ont eu lieu à différents endroits au pays dans les derniers jours.

Ils affirment avoir fait fondre une section des rails, tout en s'assurant qu'un signal d'alarme alerte la compagnie du Canadien National (CN). Les rails auraient aussi été bloqués, selon le groupe.

Des inquiétudes

Plus à l'est, la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG) est loin d'être rassurée par cet acte de sabotage.

Éric Dubé, le président de la SCFG, se rappelle les répercussions du barrage installé sur la voie ferrée à l'hiver 2020, à Listuguj, en appui aux chefs ancestraux de Wet'suwet'en.

La mobilisation avait paralysé le rail gaspésien pendant 25 jours. C'est des centaines de milliers de dollars en perte de revenus et surtout ça a été difficile de rebâtir le climat de confiance avec nos clients pour leur dire qu'on était capable qu'on était un transport fiable, témoigne-t-il.

Radio-Canada a vainement tenté de joindre les auteurs du communiqué pour faire la lumière sur leurs revendications.

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