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L’inflation pourrait gâcher le temps des Fêtes des Manitobains

Des parents et leurs deux enfants devant un centre d'appel.

Jamie et Donovan Roehl avec leurs enfants, Eden, 3 ans, et Elden, 1 an.

Photo : Radio-Canada / Sam Samson

Radio-Canada

Avec les prix qui augmentent, les Manitobains auront plus de mal à faire tous les achats qu'ils souhaitent pour le temps des Fêtes. Le taux d'inflation a atteint 4,7 % le mois dernier au pays, selon Statistique Canada, et les salaires ne suivent pas ce rythme.

Les dépenses s’accumulent pour la famille Roehl, qui habite à Brandon. L'épicerie, une nouvelle maison, des rénovations, le coût de l'essence : les Roehl tentent d’équilibrer l’excitation du temps de Fêtes et les effets du taux d’inflation le plus élevé depuis 2003.

Normalement, nous achetons beaucoup de cadeaux pour les enfants, ce qu’ils ont sur leur liste de Noël, mais ce sera juste quelques affaires pour chacun maintenant, indique Donovan Roehl, père de trois enfants.

Ce ne sont que des factures et des factures, lance-t-il.

La propriétaire d’un cabinet d’optométrie à Winnipeg, Meron Gebrit, sent elle aussi l’effet du coût de la vie qui augmente pendant cette période festive. On veut se rassembler, mais il faut faire attention. Les coûts augmentent de façon exponentielle, alors cela change beaucoup de choses, affirme-t-elle.

Selon Statistique Canada, le coût de la viande a augmenté de 10,1 % au Manitoba entre octobre 2020 et octobre 2021. Le coût du gaz naturel a augmenté de 31,1 % au cours de la même période, et celui de l’essence a grimpé de 39,2 %.

Pour une famille de quatre personnes, c’est dingue d’aller à l’épicerie, de dépenser 700 $ et de seulement obtenir deux paniers de nourriture, dit Meron Gebrit.

Les personnes qui ont un faible revenu et qui n’ont pas de revenu disponible, comment pourraient-elles joindre les deux bouts?, poursuit-elle.

Les restrictions sanitaires de l’an dernier ont limité les rassemblements et la vente de certains articles non essentiels, et cela pourrait inciter certains clients à acheter malgré l’inflation, estime le professeur adjoint en comptabilité et en finance à l’Université du Manitoba Shiu-Yik Au.

Après deux ans de confinement, je crois que tout le monde souhaite sortir et célébrer un petit peu, moi y compris, affirme-t-il. En même temps, il dit que faire des économies devrait être une priorité en ce moment pour les Manitobains.

Les économistes sont divisés sur l’avenir de l’inflation, explique-t-il. Certains croient que cette hausse est temporaire, alors que d’autres croient qu’elle sera constante.

Pour les économistes ou les gestionnaires de placements, c’est une période mouvementée et effrayante, parce que nous n’avons rien vu de tel ces 100 dernières années, poursuit Shiu-Yik Au.

Ils se préparent à toutes les éventualités […] et j’espère que les Manitobains font de même, ajoute-t-il.

Si les plus riches peuvent s’inquiéter pour leurs placements, beaucoup d’entre eux ont gagné davantage d’argent pendant la pandémie, selon M. Au. Les pauvres et ceux qui ont perdu leur emploi ont pu profiter de programmes fédéraux, ajoute-t-il.

Quant à la classe moyenne, elle s’en est mal sortie. Elle n’a pas gagné d’argent en bourse, note-t-il.

Avec les informations de Sam Samson

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