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Des bagarres d’élèves à Oromocto entraînent une enquête policière

Avertissement : ce reportage contient des renseignements troublants.

L'enseigne de l'école.

Une élève de l'école secondaire anglophone d'Oromocto a été arrêtée à la suite de violentes bagarres et l'enquête policière se poursuit.

Photo : CBC

Radio-Canada

Des parents consternés réclament plus de mesures de la part des autorités scolaires pour protéger les élèves après une série de bagarres à l’extérieur de l’école secondaire anglophone d’Oromocto, au Nouveau-Brunswick, mardi.

Les incidents ont eu lieu de l’autre côté de la rue durant la pause du midi, indique la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Des enregistrements vidéos qui circulent parmi les élèves et leurs parents montrent des dizaines d’élèves qui encouragent plusieurs filles et garçons à s’en prendre à d’autres filles durant plusieurs bagarres.

Dans un cas, une fille frappée au visage sort un objet qui semble être un couteau et elle poignarde l’autre élève à la jambe. Peu après, un autre élève s’approche de la fille étendue sur le sol et lui donne un coup de pied à la tête.

Les enregistrements ne montrent aucune intervention du personnel scolaire, ni de la police, ni d’aucun autre adulte.

Des parents inquiets

Dans un courriel aux parents, le directeur de l’école, Kevin Inch, affirme que l’incident implique un couteau et que deux élèves ont subi des blessures mineures. Selon lui, l’école a pris les mesures appropriées et les élèves sont en sécurité.

Mais des parents ne sont pas rassurés et réclament une meilleure protection pour leurs enfants.

Une mère, Elizabeth Lees, affirme qu’il y a eu d’autres bagarres durant les trois dernières semaines. Selon elle, des élèves sont victimes d’intimidation et de harcèlement. Elle dit que rien n’est fait à ce sujet. Elle propose que les élèves qui ne sont pas en sécurité à l’école, selon elle, puissent suivre leurs cours en ligne à la maison.

Une autre mère, Katrina Houghton, dit avoir communiqué avec l’école au début de l’année lorsque les bagarres ont commencé. Selon elle, on lui a promis qu’un agent de la GRC serait posté à l’école et que les élèves seraient en sécurité. Elle ajoute que les bagarres n’ont pas cessé pour autant.

Une arrestation

Les bagarres étaient déjà terminées lorsque la GRC est arrivée sur les lieux ce jour-là, selon le sergent Jean-François Martel.

La GRC a annoncé le lendemain l’arrestation d’une élève qui doit bientôt comparaître en cour. L’enquête se poursuit.

M. Martel confirme qu’un agent est posté à l’école du lundi au vendredi, de 8 h à 16 h, et qu’il avait réagi à l’incident.

Des élèves pourraient être suspendus

Le District scolaire anglophone Ouest envisage de suspendre des élèves, explique la directrice de ses communications, Jennifer Read.

Il ne faut pas conclure que l’incident est jugé comme étant mineur parce qu’il est question de blessures mineures, souligne Mme Read. Les autorités scolaires prennent la situation au sérieux, assure-t-elle.

Mme Read invite les élèves à prévenir le personnel scolaire quand d'autres élèves comptent se bagarrer.

D’après un reportage de Marie Sutherland, de CBC

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