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La motion de censure du Parti du Yukon est défaite

Currie Dixon en entrevue.

Le chef du Parti du Yukon, Currie Dixon, a tenté sans succès de faire tomber le gouvernement libéral de Sandy Silver. (archives)

Photo : Radio-Canada / Wayne Vallevand

Mercredi, le Parti du Yukon a déposé une motion de censure à l'endroit du Parti libéral, principalement en raison de sa gestion de l'affaire d'agression sexuelle à l'École Hidden Valley. N'ayant pas réussi à obtenir l'appui d'au moins deux autres députés de l'Assemblée législative en plus de celui des huit membres du Parti du Yukon, la motion a été défaite et le gouvernement libéral reste au pouvoir.

Je suis déçu que le Yukon Party [ait voulu] exploiter [l'agression] d’enfants pour leur propre gain politique, alors, je suis pas mal triste en ce moment, a déclaré la chef du Nouveau Parti démocratique du Yukon, Kate White.

Elle rappelle que le Parti du Yukon était au pouvoir quand une première accusation d'agression sexuelle à l'École Hidden Valley a été rapportée et gérée à l'interne en 2015. Elle ajoute que le Parti libéral était au pouvoir quand l'affaire a éclaté au grand jour l'été dernier et que celui-ci a mal géré le dossier.

Fin octobre, le Parti du Yukon, qui forme l'opposition officielle, a déposé une motion demandant la démission de la ministre Tracy-Ann McPhee, car elle était ministre de l'Éducation en 2019 quand une autre affaire d'agression sexuelle a été rapportée à l'École Hidden Valley sans que les parents des élèves de l'école soient mis au courant. La motion a été adoptée, mais le gouvernement de Sandy Silver a refusé d'y donner suite. C'est alors que le chef du Parti du Yukon, Currie Dixon, a dit qu'il allait faire appel à une motion de censure.

Il a déposé cette motion de censure mercredi, mais elle a été défaite faute d'appui des députés néo-démocrates.

Pour moi c’est comme si c’était un jeu politique, et je ne voulais pas jouer, moi j’ai une responsabilité de travailler pour les gens du Yukon, a déclaré la chef NPD, Kate White, à l'issue de la journée parlementaire.

Le chef du Parti du Yukon avait pourtant déclaré qu'il honorerait toutes les clauses de l'accord de confiance et de soutien signé entre le NPD et le Parti libéral au printemps pour que ce dernier puisse former le gouvernement au pouvoir.

Kate White a été surprise de cette déclaration, mais n'a pas été convaincue. C’est difficile d’avoir la confiance [au] Yukon Party parce qu’ils sont toujours en train de jouer des jeux.

Elle souligne toutefois que le gouvernement libéral n'est pas quitte pour autant. C’est important que le gouvernement libéral [comprenne] que ce n’est pas un [laissez-passer], moi je ne dis pas qu’il peut continuer [de la] même façon. En ce moment, ils ont besoin de donner des excuses sincères aux familles de Hidden Valley.

Pour sa part, l'observateur politique et ancien greffier de l'Assemblée législative, Floyd McCormick, affirme ne pas comprendre la stratégie du Parti du Yukon. Il aurait dû savoir, ou du moins avoir une bonne idée, avant de déposer sa motion qu'elle n'aurait pas le soutien du NPD, dit-il. Il faut se demander, qu'est-ce qui les a motivés si la défaite était à prévoir. [...] Je n'arrive pas à cerner, en me mettant dans les souliers du Parti du Yukon, s'il a accompli quoi que ce soit aujourd'hui.

Avec les entrevues de Claudiane Samson

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