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COVID-19 : des parents veulent la vaccination à l’école pour les plus petits

Un jeune garçon se fait poser un pansement adhésif après avoir reçu une dose du vaccin.

La vaccination contre la COVID-19 des enfants de 5 à 11 ans va débuter vendredi en Alberta.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le système de réservation pour la vaccination des 5 à 11 ans a connu quelques ratées mercredi et des parents critiquent le choix de l'Alberta de ne pas utiliser les écoles pour sa campagne de vaccination pour les enfants.

La prise de rendez-vous pour la vaccination des jeunes de 5 à 11 ans a connu quelques ratées tôt mercredi matin, avant d’être corrigée en journée par le ministère albertain de la Santé.

Quelque 1500 rendez-vous ont été pris avant que l’erreur ne soit corrigée.

Brent Oliver avait pris rendez-vous dans une pharmacie du nord d'Edmonton pour sa fille de 10 ans, avant d’être averti. Je m'inquiète juste pour tous les parents qui vont se présenter à ces rendez-vous et leurs enfants n’auront pas de réservation, dit-il. Pourquoi ne peuvent-ils tout simplement pas faire les choses correctement ? Ils ont eu tellement d'occasions.

Sarah Mackey, du groupe VaxHunter Alberta qui publie des mises à jour sur la vaccination sur les réseaux sociaux, croit que l’erreur vient possiblement du nouveau fonctionnement dans la prise de rendez-vous.

C’est la première fois que la distribution est organisée par le ministère de la Santé, en utilisant un site centralisé qui relève du ministère de la Santé, les autres campagnes ont été organisées par Services de Santé Alberta, donc c’est un nouveau site avec de nouveaux problèmes, dit-elle.

Le ministère de la Santé a confirmé que quatre pharmacies, trois à Edmonton et une à Airdrie, étaient incorrectement répertoriées sur le site de réservation.

Ces pharmacies ont été contactées et leurs rendez-vous pour les vaccins pour enfants ont été supprimés du système de réservation des vaccins dans un délai d’une heure, a indiqué le ministère par courriel.

Au moins 150 rendez-vous ont été pris pour la pharmacie Balwin dans le nord d'Edmonton.

Mohamed Ahmed, pharmacien à la pharmacie Windermere dans le sud d'Edmonton, a reçu de nombreux appels téléphoniques de parents et a même dû expliquer la situation à une mère et sa fille qui s’étaient présentées à un rendez-vous mercredi matin. La vaccination ne débute que vendredi pour les 5 à 11 ans.

Je lui ai dit que je ne savais pas ce qui s'est passé et qu’elle devait voir avec le ministère de la Santé, dit-il. Elle était pas mal frustrée.

Les vaccins pour enfants vont être distribués à 120 cliniques de vaccination de la province. Les pharmacies de seulement quatre communautés, Alix, Legal, Clive et Warburg, auront accès à un vaccin pour enfant.

Un garçon se fait injecter le vaccin pédiatrique contre la COVID-19 dans l'épaule.

Un enfant se fait vacciner.

Photo : La Presse canadienne / Steve Russell

Pas de vaccins à l’école

Des parents et des pédiatres contestent aussi la décision de la province de ne pas offrir le vaccin contre la COVID-19 à l’école.

Le ministre de la Santé, Jason Copping, a expliqué la décision mardi par le faible nombre de jeunes de 12 à 17 ans qui se sont fait vacciner dans les écoles.

Comme vous le savez peut-être, nous avons organisé des cliniques de vaccination pour les enfants du secondaire et cela n’a pas très bien fonctionné, a dit Jason Copping. Compte tenu de la taille du programme actuel, nous allons utiliser ce qui a fait ses preuves, soit les cliniques de Services de santé Alberta, qui ont bien fonctionné jusqu’à maintenant.

Wing Li, du groupe de parents Support our students Alberta, ne voit pas pourquoi la province se prive d’un moyen de plus pour rejoindre les enfants.

Ils pourraient être plus proactifs. Pourquoi ne pas aller où sont les enfants? Pour les adolescents, ils n’ont ouvert ces cliniques dans les écoles secondaires que plusieurs mois après le début de la vaccination, alors ils ne peuvent pas dire que ça ne fonctionnait pas, dit-elle.

La pédiatre et professeure associée à l'Université de l'Alberta Tehseen Ladha croit aussi que la province fait fausse route et s’inquiète que les communautés marginalisées et plus pauvres prennent du retard dans la vaccination des plus jeunes.

Quand on n'utilise pas les écoles, la préoccupation est que l’accès à la vaccination devient inéquitable. Des gens avec des barrières de transport, pour faire garder les enfants, qui ne maîtrisent pas l’anglais ou qui ne peuvent pas prendre congé du travail, toutes ces familles-là vont avoir des difficultés à faire vacciner leurs enfants, explique-t-elle.

Avec les informations de Julia Wong et Wallis Snowdon

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