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La maternelle à temps plein à la DSFM est là pour rester

La Division scolaire de Winnipeg, quant à elle, met fin à son projet pilote de maternelle à temps plein.

Une petite table pour enfants est recouverte d'un jeu avec des chiffres et des lettres dans une salle qui accueille des enfants.

La Division scolaire franco-manitobaine offre un programme de maternelle depuis une vingtaine d'années.

Photo : iStock

Radio-Canada

La Division scolaire de Winnipeg n’aura pas de maternelle à temps plein l’an prochain. Elle met ainsi fin à un projet pilote de huit ans. Les parents de la Division scolaire franco-manitobaine n’ont pas à s’inquiéter, la DSFM n’a aucune intention de suivre cette voie, confirme son directeur général adjoint René Déquier.

La maternelle répond à un besoin. 50 % des enfants qui arrivent à la DSFM ont un développement langagier à faire et l’intervention pour développer cette compétence est mieux faite à l’enfance. Le temps plein est très important pour ça, explique-t-il lors d’une entrevue au Téléjournal Manitoba

La Division scolaire franco-manitobaine offre la maternelle à temps plein depuis une vingtaine d’années. Cette année environ 500 enfants y fréquentent ce niveau.

Un homme blanc porte un chemise bleu sous un costume gris et des lunettes.

René Déquier est le directeur-général adjoint de la DSFM. (archives)

Photo : Radio-Canada

Dans son rapport pour justifier la fin de son projet pilote de maternelle à temps plein implanté dans 11 écoles, la Division scolaire de Winnipeg, la plus grande de la province, indique qu’après la deuxième année la différence de connaissance entre les élèves qui ont fréquenté la maternelle à temps plein et à temps partiel est insignifiante.

Une journée de maternelle à temps plein correspond à 5 h 30 en classe. Le temps partiel est 2 h 30.

Inquiétude pour la réussite des élèves

Professionnel-enseignant à la faculté de l’éducation de l’Université de Saint-Boniface, Joël Ruest trouve malheureux cette décision de la Division scolaire de Winnipeg, reconnaissant toutefois le contexte financier difficile pour plusieurs organisations en raison de la pandémie.

Lorsqu'au Manitoba on s’inquiète beaucoup des résultats des élèves dans les tests standardisés nationaux internationaux et du développement de la littératie et de la numératie, pour moi, réduire le temps que les enfants passent à l’école est un problème, souligne-t-il.

M. Ruest soutient que la maternelle à temps plein est bénéfique pour les enfants qui proviennent de milieu socio-économique moins nanti, où les enfants ont moins d’occasions de stimulation. Il estime que ces enfants seront les plus grands perdants de cette décision de la Division scolaire de Winnipeg.

Selon lui, le fait que les enseignants verront les enfants une demi-journée représente moins d’interaction avec les élèves donc moins d’occasions pour détecter des problèmes de littératie et de socialisation.

Un investissement payant

Le directeur général adjoint de la DSFM René Déquier affirme que l’implantation de la maternelle à temps plein à la DSFM coûte en moyenne 15 000 $ pour un élève.

Toutefois, il estime qu’il s’agit d’un investissement pour le parcours scolaire à long terme de l’élève.

La recherche en petite enfance dit que si on intervient avec des stratégies pédagogiques solides, tous ces coûts-là sont certainement un investissement qui va nous épargner de l’argent à long terme, note-t-il.

Les recherches sur le développement du cerveau démontrent tellement l’apprentissage de la langue à ces âges-là et toute intervention à la petite enfance est super importante.

Avec des informations de Patrick Foucault et de Jérémy Laniel

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