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La distillerie d’un Québécois sacrée distillerie de l’année en Alberta

Jacques Tremblay Daniel Plenzik dans la distillerie.

Jacques Tremblay, à gauche, et Daniel Plenzik, à droite, sont les cofondateurs de la distillerie Bridgeland.

Photo : Bridgeland Distillery

Jacques Tremblay et Daniel Plenzik n'auraient pu rêver mieux. Seulement deux ans après avoir ouvert leur distillerie à Calgary, leur entreprise a déjà été sacrée distillerie de l’année lors de l'Alberta Spirits Awards Competition.

Le concours organisé par l'Alberta Craft Distillers Association s’est déroulé en octobre et a rassemblé plus d'une cinquantaine de participants. La distillerie Bridgeland, qui fabrique une douzaine de produits dont du whisky, du brandy, de l’amaro et du limoncello, a remporté six médailles, dont cinq d’or et une de bronze.

C’est fou. Ce n’est pas une chose à laquelle on s'attendait. C'est le fun de se faire valider par l’industrie et de savoir qu'on est sur la bonne voie, lance Jacques Tremblay, copropriétaire de la distillerie Bridgeland.

Ce n’est pas la fin du parcours. C’est vraiment juste une claque dans le dos qui fait qu'on a le goût de continuer, dit-il.

La devanture de la distillerie, en soirée.

La distillerie Bridgeland, à Calgary, a remporté plusieurs prix au concours Alberta Spirits Awards, en octobre.

Photo : Bridgeland Distillery

Un parcours atypique

Jacques Tremblay et Daniel Plenzik n’ont pourtant appris les rouages de la distillerie qu'il y a que quelques années.

Avant de se lancer dans son projet, M. Tremblay travaillait dans les technologies de l’information. M. Plenzik, lui, était ingénieur électricien.

Les deux hommes se sont rencontrés lors d’une formation offerte par une distillerie de Kelowna, en Colombie-Britannique. Au bout d’une semaine, ils avaient déjà décidé de se lancer en affaires.

C’était un projet de préretraite. [...] Plutôt que de le faire dans 10 ans, j’ai décidé de le faire tout de suite, raconte Jacques Tremblay.

Son partenaire et lui ont donc décidé de combiner leur passion pour la bière et le vin.

Les distillateurs dans la distillerie.

La distillerie Bridgeland offre des visites guidées.

Photo : Bridgeland Distillery

C’est pour cela qu’on fait des produits de brandy et de whisky. Le brandy vient du vin, alors que le whisky vient de la bière. On a fait un peu le mariage des deux, explique Jacques Tremblay.

Un produit accessible et proche des gens

Le principal défi de l’entreprise, selon le père de famille, est de se distinguer de la compétition.

Pour ce faire, les deux hommes ont entre autres décidé de miser sur l’intérêt grandissant des consommateurs pour le vin et d’informer ces derniers sur les types de cépages utilisés dans leurs brandys en l’inscrivant sur les étiquettes.

Souvent, [...] le fabricant [d'un brandy] n'a pas identifié les types de raisins utilisés, explique-t-il.

Pour nous, c’était important d’avoir des cépages différents et de dire lesquels on utilise [...] parce que les gens sont de plus en plus éduqués et savent ce qu’un muscat ou un gewurztraminer devraient goûter et ils recherchent ces aspects-là quand ils goûtent nos brandys.

Il ajoute que les grains utilisés pour la fabrication de leurs autres produits viennent tous de producteurs de la région de Calgary.

Ce qu'on voulait, c'était de la qualité et pouvoir fournir [aux agriculteurs] des indications, dit-il.

Notre grain, par exemple, on voulait l’avoir un peu rôti et souvent la rôtisserie du grain, quand il y en a trop, c'est comme pas assez. Avoir un partenaire qui souhaite faire des essais et des erreurs avec nous [...] c'était important pour nous.

Même s’il prend son travail très au sérieux, Jacques Tremblay insiste sur l’importance de la proximité avec ses clients.

La distillerie offre d’ailleurs des visites guidées le dimanche après-midi et les gens qui souhaitent manger sur place et goûter les spiritueux peuvent amener leurs enfants.

On n’est pas des snobs. On veut que les gens viennent ici et apprennent des choses sur le processus et nous donnent de la rétroaction sur nos produits.

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