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La CCN encourage à plus de prudence dans le parc de la Gatineau

Un sentier en forêt.

Suite à deux récents sauvetages survenus en moins de trois jours dans le parc de la Gatineau, la CCN communique divers conseils pour la sécurité des randonneurs.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Radio-Canada

Ne pas s’écarter du droit chemin ou du moins, des sentiers balisés. C’est en substance le conseil formulé par la Commission de la capitale nationale (CCN) à l’intention des visiteurs du parc de la Gatineau, après deux récents sauvetages survenus en moins de trois jours.

Pourquoi demandons-nous que vous restiez sur les sentiers officiels du parc de la Gatineau? interpelle, sur Twitter, la CCN. Notamment pour la sécurité des randonneurs, répond la société de la Couronne propriétaire du parc de la Gatineau, qui rappelle que ce dernier fait plus de 362 km2 et qu’il est facile de s’y perdre.

Samedi 13 novembre, dans le secteur du Sentier des Loups, un homme coincé sur un escarpement, presque en hypothermie, était secouru. Deux jours auparavant, jeudi 11 novembre, dans le secteur des Chutes de Luskville, une femme blessée à la cheville en escaladant une paroi a également pu bénéficier de l’intervention d’équipes d’urgence pour lui porter secours.

La position délicate dans laquelle peut se retrouver un promeneur nécessitera l’intervention d’un agent de conservation et celle de services d’urgence des municipalités avoisinantes, conformément à des protocoles d’entente noués avec le parc. Pour peu qu’une personne donne l’alerte ou qu’une ligne d’urgence ait été contactée.

Quelques conseils de la CCN pour une sortie récréative responsable :

  • Bien se préparer, être prêt pour toute éventualité au niveau de l’habillement

  • Prévoir une trousse de premiers soins

  • Si un stationnement est fermé, choisir un autre point de départ

  • Rester sur les sentiers officiels en tout temps

  • Se procurer une carte des sentiers en ligne ou au Centre des visiteurs

  • Partager son itinéraire avec quelqu'un avant de partir (pas de réception cellulaire dans de nombreuses zones du parc)

  • Prévoir d’être de retour avant la nuit

Ce que l’on rappelle aux visiteurs du parc, c’est d’utiliser les sentiers officiels. On a quelque 200 km de sentiers officiels dans le parc et il y en a autant, sinon plus, qui sont non officiels, éclaire le gestionnaire principal des services aux visiteurs et des programmes récréatifs pour le parc de la Gatineau, Alain d’Entremont, évoquant un labyrinthe de sentiers, que ceux-ci soient ou non balisés.

Des conseils pour être bien préparé

Les sentiers non officiels ne sont pas sur nos cartes, ne sont pas balisés. Il faut donc éviter de s’y aventurer et demeurer sur les sentiers officiels, à la fois pour des enjeux de sécurité, mais aussi pour des enjeux de conservation du parc, encourage M. d’Entremont.

Ce dernier invite par ailleurs les utilisateurs du parc à ne pas compter uniquement sur un téléphone intelligent pour espérer se sortir d’une mauvaise passe. Dans le parc de la Gatineau, la réception cellulaire est très intermittente. Il y a des coins où il n’y a pas du tout de réception.

Rappelant que le parc est le deuxième plus fréquenté au Canada, après Banff, le gestionnaire déconseille aussi de faire confiance aux applications, puisque certaines recensent sur leurs cartes des sentiers non officiels. Pour s’y retrouver, il invite plutôt à se fier à une carte officielle, disponible en ligne ou en vente au Centre des visiteurs, et de prévoir un itinéraire plutôt que de partir à l’aventure et de laisser place à l’improvisation.

Un homme dans un parc sourit et parle au micro de Radio-Canada.

Alain d’Entremont, gestionnaire principal des services aux visiteurs et des programmes récréatifs pour le parc de la Gatineau

Photo : Radio-Canada

Propriétaire de la boutique Alt Plein Air à Gatineau, Jonathan Bigras recommande aussi de bien se préparer avant une randonnée. Les gens parfois ne sont pas conscients de ce qui pourrait arriver quand on n’est pas adéquatement équipé, dit-il, donnant pour exemple des randonneurs simplement chaussés de sandales ou qui partent très tard en après-midi, au risque de se laisser surprendre par la nuit tombée.

Boussole, carte - qu’il faut quand même savoir utiliser, reconnaît M. Bigras - mais aussi bottes, sac à dos, nourriture, eau en quantité suffisante ou encore trousse de sécurité devraient faire partie des essentiels des amateurs de randonnée et de plein air, surtout un endroit qu’on ne connaît pas ou qu’on pense connaître.

Des conseils communiqués pour tenter de faire baisser la fréquence importante des cas de personnes égarées, pour quelques heures ou plus. À l’automne, on va presque entendre chaque jour que des gens sont [...] égarés, souligne Alain d’Entremont, indiquant qu'ils sont, dans ces cas-là, localisés assez rapidement et ramenés à bon port.

Si ça fait quelques heures que les gens sont perdus, on va déployer tout ce qu’il faut, surtout si on approche de la fin du jour ou si les conditions météorologiques sont plus difficiles, poursuit-il. Plus il y a de gens dans le parc, plus il y a de gens qui s’égarent, conclut M. d’Entremont, soulignant que des opérations nécessitant la mobilisation d’agents de conservation ont lieu presque chaque semaine.

Les incidents recensés au mois de novembre en rappellent d’autres. L'hiver 2012, des randonneurs s’étaient aventurés sur des sentiers pourtant fermés. Retrouvés en état d’hypothermie, ils avaient pu être pris en charge par une équipe de sauvetage.

Sortir des sentiers battus n’est pas non plus sans risque pour les personnalités. Ancien député de l’Assemblée nationale du Québec et ex-ministre du gouvernement de Jean Charest, Benoît Pelletier s’était égaré dans le parc en 2002. Il avait été retrouvé sain et sauf au bout d’environ 24 heures.

Avec les informations de Fiona Collienne

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