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Et si une intelligence artificielle rédigeait des textes à votre place?

Des mains robotisées tapent sur un clavier d'ordinateur.

Le recours au journalisme automatisé est appelé à croître au cours des prochaines années, selon des spécialistes.

Photo : getty images/istockphoto / Ilya Lukichev

Radio-Canada

Imaginez ceci : vous écrivez le début d’une phrase, et une intelligence artificielle (IA) s’occupe de rédiger le reste. Il ne s’agit pas de science-fiction, mais bien de la promesse de Cedille.AI, un logiciel créé par l’entreprise suisse Coteries, qui affirme détenir « le plus grand modèle de génération de textes en français à ce jour ».

Le logiciel (Nouvelle fenêtre) pourrait être utile pour les journalistes, les robots conversationnels ou tout autre besoin d’autocomplétion, selon ce qu’on peut lire dans un communiqué.

L’un des exemples offerts sur le site Cedille.AI propose de débuter avec les phrases suivantes : Je rédige un article sur les légumes de saison en Ohio. Voici un premier paragraphe.

Après avoir appuyé sur Générer, un paragraphe rédigé entièrement par l’IA apparaît : C’est la saison des asperges, et c’est le moment idéal pour les cuisiner. L’asperge est un légume qui pousse dans les champs, mais qui est aussi cultivée [sic] en serre. C’est un légume très populaire en Europe, mais il est moins connu aux États-Unis.

L’intelligence artificielle peut aussi offrir de courtes histoires de Noël ou des lettres de motivation, ou encore proposer une séance de remue-méninges sur des produits innovants.

Les internautes peuvent aussi y entrer les mots de leur choix, sélectionner le nombre de caractères souhaités pour la réponse générée par l’IA, et faire traduire le texte en anglais ou en espagnol.

En phase de test

Encore au stade bêta, cette intelligence artificielle au code source libre est la plus puissante du marché, jusqu’ici dominé par des modèles en anglais, selon l’entreprise.

Coteries précise que Cedille a été entraînée pendant plusieurs mois, notamment à partir de contenus publiés en ligne, comme c’est le cas de la plupart des modèles de génération de textes basés sur de l’intelligence artificielle GPT-3.

Internet étant ce qu’il est, c’est-à-dire enclin à la désinformation et aux contenus discriminatoires, l’agence souligne avoir effectué un examen minutieux afin de supprimer de l’IA tous les contenus toxiques ainsi que les contenus de faible qualité.

Les internautes ne sont toutefois pas à l’abri de propos incohérents ou inappropriés que pourrait écrire Cedille. Sur le site web, on assure que ce n’est en aucun cas volontaire et on incite les utilisateurs et utilisatrices à les dénoncer avec le bouton signaler.

Cedille.AI fait partie du programme Google TRC, qui offre du financement et du soutien à des équipes de recherche. Celui-ci demande en échange, entre autres, que le code source soit ouvert.

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