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Rejet de la candidature du fils de Kadhafi aux présidentielles en Libye

Gros plan de Seif al-Islam Kadhafi.

Seif al-Islam Kadhafi, fils de l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi, avait présenté sa candidature discrètement dans un bureau de candidature du sud du pays.

Photo : afp via getty images / IMED LAMLOUM

Agence France-Presse

La commission électorale en Libye a annoncé mercredi avoir rejeté la candidature de Seif al-Islam Kadhafi, fils de l'ex-dictateur, à l'élection présidentielle prévue le 24 décembre.

Recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité, Seif al-Islam Kadhafi, qui avait présenté sa candidature le 14 novembre, figure parmi les 25 candidats dont les dossiers ont été rejetés, selon un communiqué de la Haute Commission électorale (HNEC).

La HNEC a expliqué avoir rejeté ces candidatures sur la base de plusieurs textes de loi ainsi que de lettres qui lui ont été adressées par le procureur général, le chef de la brigade criminelle de la police et le président de la Direction des passeports et de la nationalité.

À la surprise générale et alors qu'on ignorait où il se trouvait ces derniers temps, Seif al-Islam Kadhafi, 49 ans, avait présenté son dossier à Sebha, dans le sud du pays, l'un des trois centres de dépôt des candidatures, avec Tripoli, dans l'ouest, et Benghazi, dans l'est.

Fin juillet, Seif al-Islam avait évoqué lors d'un entretien au New York Times son possible retour sur la scène politique.

Aboutissement d'un processus laborieux parrainé par l'ONU, la présidentielle du 24 décembre et le scrutin législatif prévu un mois plus tard sont censés tourner la page d'une décennie de chaos et luttes fratricides depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, tué en 2011 lors d'une révolte populaire.

Mouammar Kadhafi tient un petit livre dans sa main gauche et fait un geste de la main droite en parlant.

Mouammar Kadhafi aux Nations unies le 23 septembre 2009

Photo : Getty Images / Jeff Zelevansky

La HNEC a annoncé mardi, au lendemain de la clôture du dépôt des candidatures, que 98 candidats, dont deux femmes, avaient soumis leur dossier pour briguer le poste de chef d'État.

Parmi les candidats les plus en vue figurent encore le maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle de facto l'Est et une partie du Sud libyen, l'influent ex-ministre de l'Intérieur, Fathi Bachagha, et le chef du gouvernement intérimaire, Abdelhamid Dbeibah. Les dossiers de ces trois derniers ont été validés par la HNEC, a-t-elle annoncé mercredi.

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