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Le ministre de l’Éducation inquiet des résultats en lecture des élèves francophones

Des élèves assis en classe font de la lecture

Environ 57 % des élèves de 3e année qui ont fait l'examen de lecture pour les 2e année l’ont réussi (archives).

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

La seule évaluation provinciale rédigée par les élèves francophones du Nouveau-Brunswick pour mesurer l’effet de la pandémie sur leur apprentissage du français indique une importante baisse de niveau.

Environ 57 % des élèves de 3e année qui se sont soumis à un examen destiné aux 2e année en novembre 2020 l’ont réussi. En 2016, le taux de réussite était d’un peu plus de 77 %, alors qu’il était inférieur à 75 % en 2015.

C'est absolument inquiétant, reconnaît le ministre de l’Éducation Dominic Cardy. Il souligne le temps perdu en raison de la pandémie et conflit de travail au SCFP.

Dominique Cardy dehors.

Le ministre de l'Éducation Dominic Cardy (archives)

Photo : Radio-Canada

Plus tôt cette semaine, le District scolaire francophone Sud avait présenté des résultats en lecture extrêmement inquiétants. Selon les données récoltées, la moitié des élèves de la 1ère à la 4e année n'atteignent pas les niveaux de lecture attendus.

Des solutions

Si tu ne peux pas lire et écrire, tu ne peux pas apprendre grand d’autre chose, reconnaît le ministre Dominic Cardy, précisant que tout le système scolaire pourrait en ressentir les effets.

Pour remédier à la situation, il dit que l’apprentissage de la lecture se fera plutôt en utilisant le système phonologique, ce qui est déjà en train de se faire.

Le ministre veut aussi organiser un programme de rattrapage pendant l'été. Pour tout autre changement, il veut d'abord mener des consultations dans le milieu. Selon lui, il ne sera toutefois pas possible de faire des changements avant le congé des fêtes.

Des résultats constants, mais insatisfaisants

Le District scolaire francophone Nord-Ouest indique que ce résultat ressemble à ceux de 2015 ou 2016 pour les élèves de ce district scolaire. Le taux de réussite frôlait les 80 % dans les années précédentes.

Louise Morin, la directrice exécutive à l’apprentissage au district, soutient que ces résultats sont insatisfaisants.

Nous avons de sérieux défis à relever en littératie au primaire. D’autant plus que le développement de compétences en littératie est primordial, puisqu’elles ont une incidence sur les apprentissages des élèves tout au long de leur parcours scolaire, en plus de jouer un rôle dans la réussite de leur vie personnelle et de leur vie professionnelle, dit-elle dans une réponse écrite.

Elle précise aussi que le district travaille de près avec le ministère pour régler ces problèmes.

Enseigne au-dessus de l'entrée principale des bureaux du District scolaire francophone du Nord-Ouest.

Le District scolaire francophone du Nord-Ouest trouve insatisfaisants les résultats.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Le District scolaire francophone Nord-Est (DSFNE) n’avait pas données à présenter sur le sujet, puisqu’il a eu recours à un autre mode d’évaluation.

Au DSFNE, nous avons plutôt eu recours à une collecte de preuves d’apprentissages, soit une combinaison d’observations, de conversations et de productions (questionnement à l’orale, entrevues, maquette, test, sondage, débats, etc.), afin que la personne enseignante puisse avoir un portrait plus juste et ainsi mieux cibler ses interventions auprès de chaque élève, explique dans un courriel l’agent de communication Ian-Guillaume Desroches.

Il soutient qu’un retour à une certaine stabilité permettra au personnel enseignant de combler le retard, en ajoutant que 28 % des élèves sont tout près d'atteindre la cible de l'évaluation du ministère.

Moins de retard chez les anglophones

Le ministère de l’Éducation précise que des évaluations en lecture en anglais et en français, en mathématiques, en sciences et en compétences orales en français sont organisées annuellement.

Ces évaluations qui permettent de déterminer les aspects à améliorer ont toutefois été annulées pour l’année scolaire 2020-2021, en raison de la pandémie.

Pour évaluer le niveau et l’effet de la pandémie sur l’apprentissage, le ministère a imposé un test de lecture aux élèves du secteur francophone, ainsi que des évaluations de lecture en anglais et en français et des tests de compétence orale en français aux élèves du secteur anglophone.

Les résultats des élèves anglophones sont plus près des résultats antérieurs. En compétence linguistique en anglais, le taux de réussite n’a baissé que de trois points de pourcentage et il a légèrement augmenté en compétence orale chez les élèves de la 10e à la 12e année.

Selon le ministre, les secteurs francophone et anglophone fonctionnent séparément. Il soutient néanmoins qu’il est difficile de comparer les examens faits par les élèves francophones et ceux passés par les élèves anglophones, puisqu’ils ne sont pas identiques.

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