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Les légumes de fermes urbaines canadiennes rivalisent avec ceux de la Californie

Une femme est debout et tournée vers un mur. Elle prend soin des plantes qui poussent le long du mur dans un entrepôt. Au plafond, il y a un ventilateur.

La ferme urbaine de l’entreprise NuLeaf, à Calgary, fait pousser principalement des fines herbes, comme du thym, de l'origan et du basilic.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Avec l'augmentation des prix des aliments et la mise à l’épreuve de la chaîne d’approvisionnement depuis le début des inondations en Colombie-Britannique, les fermes urbaines se présentent de plus en plus comme une solution pour le ravitaillement des villes canadiennes.

Calgary est l’une des villes qui voient de plus en plus de fermes urbaines pousser sur leur territoire. La première a vu le jour en 2019. Aujourd’hui, la métropole en compte déjà trois grandes et plusieurs autres, plus petites.

Situées dans des entrepôts, elles permettent de cultiver des légumes qui sont ensuite vendus à des restaurants ou à des épiceries des entreprises Safeway, Calgary Co-op et Sobeys.

Selon Ryan Wright, le cofondateur de NuLeaf Farms, le but est de faire concurrence aux prix des produits importés de la Californie. Grâce à sa ferme urbaine dans la métropole albertaine, il réussit à offrir du basilic et du thym à des prix comparables aux fines herbes provenant des États-Unis.

Son entreprise est aussi sur le point d'y arriver avec la laitue et le chou vert frisé, mais pour l’instant, les fines herbes sont les produits les plus faciles et les plus rapides à faire pousser. Son rêve est d'arriver à cultiver des fraises.

Imaginez des fraises fraîches et locales en janvier, dit-il.

Une solution aux changements climatiques?

C’est dans une bâtisse du sud-est de Calgary que NuLeaf fait pousser ses produits. La pièce ne fait que la taille de deux semi-remorques placées côte à côte.

Les plantes poussent en rangées le long des murs. Elles sont alimentées par un système hydroponique permettant de faire de la culture hors-sol et de leur donner l'eau et les nutriments dont elles ont besoin.

Du basilic pousse sur le mur d'un entrepôt.

Le ferme urbaine NuLeaf de Calgary obtient 15 récoltes par année.

Photo : CBC

De plus, des ventilateurs font circuler de l’air contenant trois fois le niveau normal de dioxyde de carbone. Cela augmente de 50 % la croissance des plantes. Tout est très précis et automatisé, à l'exception de la récolte et de l'emballage, qui nécessitent presque deux personnes à temps plein.

Le cofondateur de l'entreprise arrive à avoir 15 récoltes par an, ce qui représente autant que ce qu’on pourrait faire pousser sur environ 0,6 hectare (1,5 acre) de terre en Californie.

Autrefois travailleur dans l’industrie pétrolière et gazière, Ryan Wright vante son entreprise qui, selon lui, réduit la consommation d’eau et d’énergie. L’entrepreneur explique qu’il récupère l’humidité de l’air pour faire de l’eau et n’utilise pas de pesticides.

Nous réduisons essentiellement la consommation d'eau de 99 % et nous réduisons l'utilisation des terres d'environ 98 %, affirme-t-il.

Par ailleurs, pour le transport, il livre ses produits dans un rayon de 27 kilomètres, en moyenne. D’après lui, son entreprise crée moins de gaspillage alimentaire que les produits importés de la Californie.

Nous récoltons le même jour que nous faisons la livraison à nos clients. Cela prolonge la durée de conservation du produit pour eux.

Une solution à long terme, selon la Ville

Les fermes urbaines peuvent jouer un rôle dans l'atteinte des cibles climatiques, selon Kristie Peters, responsable de la stratégie alimentaire à la Ville.

Je ne pense pas qu’on puisse se défaire de notre dépendance aux aliments importés, mais ces fermes offrent de la prévisibilité et de la stabilité toute l’année, explique-t-elle.

Le cofondateur de NuLeaf espère installer d’autres fermes urbaines dans la métropole et dans des communautés rurales isolées. Il est également en discussion avec des Premières Nations.

InFarm, une entreprise allemande, a déjà des fermes urbaines dans une dizaine de pays, dont une à Calgary, qu'elle a ouverte en juillet. InFarm a aussi le projet d’agrandir son entreprise dans la métropole l’an prochain et de faire pousser des tomates, ainsi que des champignons.

Avec les informations d'Elise Stolte

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