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Femmes trans dans le sport : l’histoire de Valentina

Valentina porte un chandail des Astrelles dans le gymnase du Cégep.

Valentina Cagna s'aligne avec les Astrelles en volley-ball cette année.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

Annie-Claude Luneau

Une jeune athlète trans de 19 ans fait maintenant partie des Astrelles du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue en volley-ball.

Valentina Cagna a commencé sa transition il y a plus d’un an. Après avoir joué deux ans avec les Gaillards, elle a maintenant rejoint les rangs de l’équipe féminine.

Je pensais que ça allait vraiment être plus compliqué que ça, raconte Valentina. Premièrement, je suis allée parler au responsable des sports et on a contacté le RSEQ pour savoir ce que je devais avoir, les conditions pour que je puisse faire partie de l’équipe. Il fallait que je sois depuis un an sous hormonothérapie, ce qui était déjà le cas.

Le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) a effectivement dû s’ajuster à la réalité de l’arrivée d’un plus grand nombre d’athlètes trans dans ses rangs.

Un chantier de travail a d’ailleurs été mis sur pied en mai dernier pour favoriser l’inclusion des athlètes issus de la communauté LGBTQ +.

LGBTQ+ :

Lesbienne, gai, bisexuel, transgenre, queer, autres

On est en lien avec les fédérations sportives qui ont des balises, et ça, ça fait partie du défi. Ce ne sont pas toutes les fédérations qui ont les mêmes balises, explique Gustave Roel, président-directeur général du RSEQ.

Pour le collégial, ce sont les règles de l’Association canadienne du sport collégial qui s’appliquent au RSEQ.

Une femme qui fait un passage vers homme, du moment qu’il y a une prise de testostérone, à ce moment-là, on peut procéder vers la section masculine sans problème, mais il ne peut pas revenir au niveau féminin. Quand c’est un homme qui veut faire le passage vers femme, du moment qu’on travaille pour la suppression de testostérone pendant au moins un an, à partir de ce moment-là, elle pourra le faire sans problème. Donc ce sont les balises que nous avons au niveau collégial.

Des joueuses de volley-ball pendant un entraînement.

Valentina a amorcé sa transition il y a plus d'un an.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

Une équipe soudée

Valentina a donc rejoint les Astrelles cet automne. Une arrivée qui s’est faite sans heurts.

Je connaissais déjà toutes les filles hors du volley, il n’y avait vraiment pas de différence. Elles m’ont tout de suite incluse, même les coachs aussi. Je m’attendais peut-être à ce qu’il y ait des petites erreurs, mais non au contraire, ils se sont tout de suite bien adaptés à ma situation et ils l’acceptent à 100 %.

Ça s’est fait vraiment fluide, tout le monde était vraiment content de la voir arriver, c’est une grosse joueuse cette année dans notre équipe, alors on est vraiment contentes! Val nous a tout de suite mises à l’aise, ajoute la capitaine de l’équipe, Mérélie Lefebvre.

L'équipe 2021-2022 des Astrelles en volley-ball.

L'équipe 2021-2022 des Astrelles en volley-ball.

Photo : gracieuseté - Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue

Les premières compétitions à l’extérieur de la région se sont aussi très bien déroulées pour Valentina, qui constate que les mentalités évoluent.

Quand on a joué il y a quelques semaines, il n’y avait aucun regard, aucun commentaire. C’est ce qui me faisait peur au début, les regards des autres et je n’en ai senti aucun, honnêtement. Il y a vraiment une évolution dans l’ouverture des gens, conclut Valentina Cagna.

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