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La vaccination des enfants exacerbe les menaces, déplore le milieu de la santé

Médecin tenant un stéthoscope.

Médecin tenant un stéthoscope

Photo : iStock

Radio-Canada

La vaccination imminente des enfants de 5 à 11 ans a ravivé les ardeurs de la mouvance antivaccination, et par le fait même les violences et l’intimidation contre le personnel médical, se désole l’Association médicale de l’Ontario (AMO).

La province nous a demandé de veiller à ce que la police soit présente dans toutes nos cliniques pédiatriques, a déclaré le Dr Paul Roumeliotis lors d’une conférence de presse organisée par l’AMO mercredi.

Nous vaccinons les enfants, et pour une raison quelconque, cela a suscité une rage accrue chez les "antivaccins", a-t-il aussi dit.

À Windsor, la police locale dit être en alerte et affirme sur Twitter qu’elle sera présente pour surveiller les lieux et assurer la sécurité du public, jeudi, après que des manifestants antivaccins de la région ont tenté d’organiser des actes de contestation afin de perturber la vaccination des enfants.

De l’intimidation jusqu’aux menaces de mort

Lors de la conférence de presse, des médecins ont souligné l’escalade de la haine en ligne dans les derniers mois de la pandémie.

Ils ont aussi rappelé que l’intimidation peut survenir sous la forme de lettres haineuses envoyées au domicile ou au lieu de travail, allant même jusqu'aux menaces de mort.

Des membres du personnel médical peuvent recevoir plusieurs menaces par jour, a déclaré la Dre Katharine Smart, présidente de l’Association médicale canadienne.

« Ils ne se sentent plus en sécurité au travail et cela contribue à l'épuisement professionnel. »

— Une citation de  Dre Katharine Smart

La montée des violences n’est toutefois pas spécifique à l’Ontario, rappelle-t-elle, mais est visible dans l’ensemble des provinces canadiennes.

La Dre Smart et un groupe de médecins canadiens appellent d’ailleurs le gouvernement fédéral à légiférer pour mieux protéger le personnel médical.

Lors de la campagne électorale, cet automne, le premier ministre, Justin Trudeau, a indiqué que son gouvernement allait rendre illégal le fait de bloquer l’accès à un bâtiment où l’on prodigue des soins de santé, ainsi que les gestes d’intimidation visant des travailleurs de la santé ou des patients, s'il était réélu.

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