•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les cas de légionellose ne sont pas tous liés à la même source

Un homme devant des micros lors d'une conférence de presse.

Le médecin-hygiéniste régional, le Dr Yves Léger, lors d'une conférence de presse, plus tôt cette année.

Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

La santé publique annonce qu’elle a terminé son enquête sur les cas de légionellose signalés dans le Grand Moncton. Elle en est arrivée à la conclusion que les cas n’étaient pas tous liés les uns aux autres et qu’il est possible qu’il s’agisse plutôt d’infections sporadiques.

Le médecin-hygiéniste régional pour la région de Moncton, le Dr Yves Léger, a annoncé mercredi en point de presse qu’aucune nouvelle infection n’a été rapportée à la santé publique depuis le 15 septembre.

L’enquête a été officiellement close le 29 octobre. Le bilan final est de neuf cas. Sept d'entre eux ont été hospitalisés, dont deux à l’unité des soins intensifs. Une personne est décédée.

Une enquête de longue haleine

L’été dernier, lorsque des gens ont contracté cette maladie pulmonaire causée par une bactérie, la santé publique a lancé une enquête pour tenter de mettre le doigt sur la source de ces infections.

Les neuf personnes infectées (ou des proches) ont été interviewées afin de tenter de retracer leurs mouvements et leurs activités. Cela a permis de déterminer qu’elles n’avaient rien en commun, à part le fait de demeurer dans le Grand Moncton ou d’avoir visité la région.

Ceci nous a portés à croire qu’un système de refroidissement contaminé était très probablement à l’origine des infections et nous a menés à tester des tours de refroidissement dans cette région, a affirmé le Dr Yves Léger.

Des tours de refroidissement sur le toit d'un bâtiment industriel.

Des prélèvements ont été effectués dans des dizaines de tours de refroidissement de ce genre, situées un peu partout dans le Grand Moncton (archives)

Photo : Radio-Canada / Pierre Fournier

Des prélèvements ont d’abord été effectués dans l’ouest de Moncton. Puis, le rayon a été agrandi afin d’inclure le nord-est et le centre-ville. Enfin, des prélèvements ont été effectués dans toutes les tours connues dans le Grand Moncton.

Des 69 tours de refroidissement (réparties dans 42 sites) où des prélèvements ont été effectués, quatre avaient des taux de la bactérie legionella élevés.

La santé publique a ordonné leur nettoyage immédiat et a fait des analyses au cours des semaines suivantes qui ont permis de déterminer que les taux étaient de retour à un niveau acceptable.

Un jeu d’association microscopique

La santé publique a aussi prélevé des échantillons de bactéries auprès des personnes infectées. L’objectif de cette démarche était de déterminer si les cas étaient reliés entre eux et s’ils pouvaient être liés à une ou à des tours de refroidissement.

Des six échantillons prélevés, aucun patient n’avait contracté exactement la même bactérie. Trois grappes de cas ont été identifiées. Cela a permis à la santé de conclure que les patients n’avaient pas tous contracté la légionellose d’une source commune.

De plus, un seul cas a pu être lié à des tours de refroidissement.

La bactérie prélevée sur un patient était en effet de la même souche que la bactérie prélevée dans deux tours situées à près de trois kilomètres de l’une de l’autre. Les tours en question n’avaient d’ailleurs pas des niveaux élevés de legionella.

Il est donc difficile de tirer toute conclusion sur la provenance de cette infection, puisque la même souche a été retrouvée à deux sites distincts à une bonne distance l’une de l’autre, a expliqué le Dr Yves Léger.

Au final, le Dr Léger affirme qu’il est tout à fait possible que les neuf cas rapportés de juillet à septembre n’aient aucun lien entre eux et qu’ils soient ce que l’on appelle des cas sporadiques.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !