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Sudbury donne le feu vert à un plan d’action contre le sans-abrisme

Des tentes autour du carré de sable pour enfants.

Les tentes se sont multipliées au parc Mémorial dans les derniers mois.

Photo : Radio-Canada / Zacharie Routhier

Radio-Canada

La Ville du Grand Sudbury a décidé d’aller de l'avant avec plusieurs projets pour aider la communauté itinérante, comme la mise en place de neuf lits dans un refuge pour femmes pour l’hiver.

Les employés de la Ville ont présenté un rapport au conseil municipal mardi soir énumérant les différentes mesures qui pourraient être mises en place pour venir en aide aux sans-abri en utilisant le financement du gouvernement fédéral et provincial.

Les projets proposés comprennent la signature d’un bail annuel de 200 000 $ avec un propriétaire privé pour avoir accès à une vingtaine de logements.

Ces derniers seront ensuite attribués par le biais d’un programme comme le Réseau des sans-abri de Sudbury.

Une somme additionnelle de 80 000 $ sera dépensée pour rénover 10 logements sociaux existants.

Ces logements, présentement munis de deux chambres, seront transformés en logements munis d’une seule chambre afin de créer plus d’espace pour répondre aux besoins.

La Ville compte également dépenser 380 000 $ dans différents programmes de logements.

Grâce à ces initiatives, le conseil municipal estime que 80 personnes auront accès à des logements permanents.

Les conseillers municipaux en réunion

Le conseil municipal du Grand Sudbury. (Archives)

Photo : CBC/Benjamin Aubé

Le plan a été approuvé unanimement par les conseillers municipaux, même si certains d’entre eux estiment que la Ville devrait en faire davantage pour répondre à la crise du logement qui sévit dans le Grand Sudbury.

Ce plan n'exclut certainement pas d'autres options ou solutions que l’on pourrait identifier et mettre en place dans l’avenir, affirme le conseiller Fern Cormier, qui a présenté la motion en faveur du plan.

« Le dossier reste ouvert, ce sont des projets sur lesquels nous continuons de travailler. »

— Une citation de  Fern Cormier, conseiller municipal du Grand Sudbury

Manque d’intervenants spécialisés en sans-abrisme

Les employés de la Ville ont averti les conseillers municipaux qu’il y a une pénurie d’intervenants spécialisés en sans-abrisme dans le Grand Sudbury.

Le directeur des services sociaux de la Ville, Tyler Campbell, explique que les programmes sociaux peinent à recruter et retenir des employés qualifiés.

Par exemple, une organisation est prête à prendre en charge le projet du nouveau refuge pour femmes, mais doit encore recruter du personnel pour ce faire.

Joscelyne Landry Altmann, conseillère municipale Grand Sudbury.

Joscelyne Landry Altmann, conseillère municipale du Grand Sudbury. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

Face à cette pénurie de main-d’œuvre qualifiée, la conseillère municipale Joscelyne Landry-Altmann a demandé s’il faudrait contempler une limite sur les services offerts aux sans-abri.

C’est une question inconfortable, admet la conseillère.

Mais peut-être qu’il serait approprié de voir s’il faut établir une limite sur le nombre de services et d’espaces qui peuvent être offerts, et de travailler dans le cadre de ces limites, poursuit-elle.

Une limite sur les services ?

Mme Landry-Altmann craint que des résidents d'autres villes du Nord de l’Ontario se déplacent vers Sudbury pour avoir accès à ce type de services, une préoccupation que partage également le conseiller Mark Signoretti.

Le portrait d'un homme

Mark Signoretti (Archives)

Photo : Radio-Canada / Sophie Houle-Drapeau

Il y a une limite de capacité d’accueil dans le Grand Sudbury, et nous avons déjà atteint cette limite, estime-t-il.

Un consultant sur les enjeux touchant le sans-abrisme, Iain De Jong, était également présent lors de la réunion du conseil municipal.

Il indique qu’aucune autre municipalité n'a mis en place une limite sur les services et les espaces offerts aux sans-abri.

Il doute également que ce genre de politique soit faisable sur un plan logistique, puisque la Charte canadienne des droits et libertés permet la liberté de circulation.

Imaginez si d'autres municipalités faisaient de même, et renvoyaient des sans-abri sous prétexte qu’ils sont originaires de Sudbury , illustre M. De Jong.

Le conseiller Michael Vagini abonde dans le même sens. On s’enligne dans la mauvaise direction si on commence à parler de mettre des limites sur les services.

D'après les informations de CBC News

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