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Quatre façons d’encourager la lecture chez les jeunes

Mila lit un livre en caressant un chien de race schnoodle, qui est aussi caressé par une autre personne.

Mila a été agréablement surprise du calme de Barney, le chien à qui elle a fait la lecture.

Photo : Radio-Canada / Warren Kay

Radio-Canada

La lecture est une des clés du succès scolaire chez les élèves. Mais plusieurs jeunes considèrent l’exercice difficile ou ennuyeux. Dans plusieurs endroits au pays, des façons originales sont proposées pour amener ces derniers à apprécier cette activité.

Des ponts entre générations qui aident à aimer la lecture

« Laisser les enfants entrer dans le 21e siècle sans savoir lire, c’est comme si on leur crevait les yeux. »

— Une citation de  Alexandre Jardin, cofondateur Lire et faire lire, 2007

En 1999, l’écrivain français Alexandre Jardin a cofondé en Bretagne Lire et faire lire.

Ce programme éducatif permet à des aînés bénévoles d’aider des élèves du primaire à développer le goût de la lecture.

L'Accent, 28 avril 2007

Comme nous l’apprend ce reportage de l’animatrice et journaliste Doris Labrie, présenté à l’émission L’accent le 28 avril 2007, Lire et faire lire s’est implanté au Québec avec plus de 2000 bénévoles dans toute la province.

À cette époque, une trentaine de bénévoles fréquentaient une quinzaine d’écoles de la région de Gatineau pour faire la lecture pendant huit semaines consécutives aux élèves.

C’est le cas de Micheline Groulx, qui est devenue un visage familier pour les élèves de la première année et de la deuxième année de l’école Saint-Paul.

Cette collaboration intergénérationnelle donne des résultats.

Les professeurs constatent les progrès réalisés en lecture et dans le développement du vocabulaire.

Micheline Groulx, pour sa part, reçoit sa récompense quand les enfants lui demandent si c’est à leur tour d’aller lire avec elle.

Attirer les garçons vers la lecture

En octobre 2021, le Conseil des ministres de l’Éducation du Canada publiait une évaluation qui classait les élèves québécois au huitième rang en ce qui concerne leur rendement à la lecture.

Les garçons avaient des résultats plus bas que les filles dans cette évaluation.

Il est parfois difficile d’amener les jeunes à lire, et en particulier les garçons.

Mais des propositions originales ont surgi dans plusieurs endroits au Canada pour amener ceux-ci vers les livres.

C'est ça la vie, 22 février 2013

Le 22 février 2013, l’animatrice Marcia Pilote de l’émission C’est ça la vie présente un reportage de la journaliste Anne-Claire Fournier.

Elle nous présente l’initiative d'Olivier Hamel.

C’est un bibliothécaire rebelle qui est très conscient que les garçons éprouvent souvent moins d’attrait pour la lecture que les filles.

C’est pourquoi Olivier Hamel a mis sur pied dans l’école Saint-Rémi de Beaconsfield, au Québec, une soirée qu’il qualifie de « testostérone littéraire ».

La soirée réunit les pères et les fils. Les filles sont exclues de cette activité.

Le but, explique Olivier Hamel, est de développer une relation privilégiée entre ces derniers autour de la lecture et de déclencher chez les garçons le goût et le plaisir de lire.

Quels sont les éléments d’un bon livre pour des garçons d’après Olivier Hamel?

Il doit, explique le bibliothécaire, inclure un côté aventurier, de l’action, de l’humour, de la science-fiction et du fantastique.

Il suggère ensuite aux garçons des bouquins qui pourraient susciter leur intérêt.

Pour conclure, Olivier Hamel propose un affrontement entre les pères et les fils pour tester leur savoir sur les livres pour garçons.

Les parents et les professeurs sont souvent surpris des connaissances que les jeunes ont accumulées. Ce soir-là à l’école Saint-Rémi, ce sont les fils qui ont battu les pères.

Le tout se termine par une séance de lecture conjointe pères et fils qui peut avoir lieu partout dans l’école.

Même dans le bureau de la directrice!

À quatre pattes et à quatre roues pour promouvoir la lecture

À l’école Saint-Gérard de Grande Prairie en Alberta, on déploie beaucoup d'efforts pour favoriser les élèves dans une classe d’immersion française.

L'Accent 11 décembre 2004

C’est ce que nous constatons à l’écoute d’un reportage de la journaliste Alexandra Duval diffusé à l’émission L’accent le 11 décembre 2004 et qu'anime Josée Lévesque.

Dans la classe de deuxième année, l’enseignante Claudie-Mireille Fortin a une assistante très aimée des enfants.

C’est la chienne Capella. Les jeunes lui lisent à voix haute des histoires ou encore jouent avec elle.

La seule règle à suivre, c’est de lui parler en français, car Capella est francophone.

Cette technique de zoopédagogie fonctionne très bien.

Lire à un chien enlève le stress de l’effort. L’interaction avec l’animal aide à développer le vocabulaire en français des petits élèves anglophones.

La présence de Capella en classe, toutes les trois semaines, contribue aussi à diminuer l’absentéisme.

À Cowansville au Québec, c’est un vélo qui sert d’outil à Stéphane Tardif pour encourager les jeunes à lire.

C'est ça la vie, 19 septembre 2008

C’est ce qu’on constate en regardant un reportage de la journaliste Isabelle Lavigne présenté à l’émission C’est ça la vie le 19 septembre 2008.

Philippe Schnobb anime l’émission.

Stéphane Tardif, également connu sous le sobriquet de Ramon Vitesse, est un employé municipal peu conventionnel.

La Ville de Cowansville l’a engagé pour mettre sur pied… ou plutôt sur roue… le projet Biblio-vélo.

Avec sa bicyclette, à laquelle est arrimée une petite remorque, Ramon Vitesse sillonne les rues et les parcs pour proposer aux jeunes des livres et aussi de bâtir des relations avec eux.

Stéphane Tardif est l'un des fondateurs de l’Association des Travailleurs et des Travailleuses de rue du Québec.

Il cherchait à ajouter un élément culturel dans ce métier. L'idée lui est venue de créer un service de véhicule culturel de proximité.

Les jeunes comme Lory Beauregard répondent bien à l’initiative de Ramon Vitesse.

Cette dernière est convaincue qu’elle apprend plus dans les livres empruntés à Biblio-vélo qu’à l’école.

Les gens aiment Biblio-vélo, car ça donne des résultats qui aident à lutter, entre autres, contre le décrochage scolaire à Cowansville.

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