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Début de la vaccination des 5 à 11 ans contre la COVID-19 au Québec

Un enfant baisse la tête alors qu'il reçoit une injection.

La vaccination des enfants de 5-11 ans contre la COVID-19 a débuté ce matin au Palais des congrès, à Montréal. Sur la photo: Louis Le Clech-Hétu a reçu sa première dose de vaccin.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La campagne de vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans contre la COVID-19 a débuté ce matin partout au Québec.

À l’échelle de la province, ce sont 115 000 rendez-vous qui ont été pris jusqu’à maintenant sur le site Clic Santé par des parents sur un total de 650 000 enfants dans cette tranche d’âge.

De la Capitale-Nationale à la Côte-Nord en passant par l'Estrie et le Bas-Saint-Laurent, les diverses régions du Québec se sont mises en mode vaccination juvénile.

À Montréal, la vaccination se déroule au Palais des congrès ainsi qu’au stade olympique. À 8 h ce matin, il n’y avait personne à la clinique sans rendez-vous. Le service de vaccination sur rendez-vous a quant à lui commencé à 9 h.

Jean-Nicolas Aubé, porte-parole du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’île-de-Montréal, estime que l’opération se passe très bien au Palais des congrès. Selon lui, la réaction a été excellente depuis la mise en ligne des plages de rendez-vous.

À midi hier, toutes les plages de vaccination sur rendez-vous pour la journée d'aujourd'hui s'étaient envolées. Les prises de rendez-vous sont complètes jusqu’à lundi.

Environ 500 enfants recevront une injection aujourd’hui au Palais des congrès, selon le porte-parole. Au cours des prochains jours, on va tranquillement accélérer la cadence afin de pouvoir vacciner 1000 enfants par jour à cet endroit.

M. Aubé précise que les effectifs sont en rodage en cette première journée de vaccination des enfants, malgré l’expérience du personnel, car il s’agit d’une clientèle différente qui nécessite une approche particulière.

Il explique que le CIUSSS a adapté le centre d’injection pour le rendre plus accueillant aux enfants. Ce qui est important pour nous, c’est d’offrir un milieu de vaccination qui est calme. On ne veut pas énerver les enfants avant qu’ils ne soient vaccinés. On veut qu’ils soient calmes, a-t-il affirmé.

Une jeune fille devant un chien.

Bémol, le chien thérapeutique qui est au palais des Congrès pour réconforter les enfants.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Sa collègue Marie-Ève Brunelle, cheffe de la vaccination et du dépistage au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’île-de-Montréal, souligne que des infirmières sont déguisées, des autocollants apposés et même un chien est mis à contribution afin de rendre l’expérience plus agréable.

Dans le cadre des tout-petits, on a rajouté des murs pour faire un endroit un peu plus clos, un peu plus douillet. C’est un des éléments qu’on a faits. On a ajouté des collants. On a prévu de petits jeux durant la vaccination […] Et ensuite, évidemment, on leur donne des tatous, des collants, affirme-t-elle.

À l'école

La vaccination sera disponible dans certaines écoles à compter de la semaine prochaine.

Des transports scolaires seront organisés par les autres établissements pour conduire les enfants vers des centres de vaccination avec l’accord des parents.

Les petits qui seront vaccinés dans les prochains jours recevront le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech – le premier vaccin contre la COVID-19 homologué au pays pour ce groupe d'âge.

Le passeport vaccinal ne s’appliquera pas aux enfants de 12 ans et moins.

Québec espère vacciner le plus grand nombre d’enfants possible d’ici Noël avec une première dose et d’ici la mi-janvier avec une deuxième dose.

La vaccination des enfants constitue une condition essentielle, selon les autorités, pour un relâchement éventuel des mesures sanitaires.

Un choix personnel

Le premier ministre du Québec François Legault a soutenu mardi qu’il s’agissait avant tout d’un choix personnel.

J’insiste sur le fait qu’il ne faut pas mettre de pression ni sur les enfants ni sur les parents. On ne veut pas se retrouver dans une situation où des enfants seraient stigmatisés parce qu’ils n’auraient pas été vaccinés, a-t-il déclaré.

Il a néanmoins souligné les avantages pour les tout-petits, mais aussi pour les parents, la famille, les proches et la société.

De son côté, le ministre de la Santé Christian Dubé dit vouloir respecter le choix des parents.

On pense que c’est la meilleure façon de faire cette approche, de ne pas se fixer un pourcentage spécifique, parce qu’on veut laisser beaucoup le jugement aux parents dans cela, a-t-il dit.

Le gouvernement Legault espère pouvoir lever l’état d’urgence d’ici la fin février ou au début de mars si la vaccination obtient le succès escompté.

Dans plusieurs provinces, les opérations de vaccination des tout-petits se mettent également en branle, comme en Ontario.

Avec les informations de Karine Bastien et de Marie-Michelle Lauzon

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