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Accusation d’inconduite pour agression sexuelle abandonnée contre 3 policiers

Mosaïque des photos des trois accusés

Les trois accusés : Leslie Nyznik, Joshua Cabero et Sameer Kara

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Trois policiers de Toronto acquittés de viol en 2017 ne font plus face à des accusations d'inconduite professionnelle non plus.

Les accusations non criminelles déposées en vertu de la Loi sur les services policiers ont été abandonnées, en raison du refus de la plaignante de témoigner à nouveau, a appris CBC.

Les trois agents avaient été accusés à l'origine au criminel d'avoir agressé sexuellement à tour de rôle une préposée au stationnement de leur service dans un hôtel du centre-ville en 2015.

Toutefois, ils avaient été acquittés deux ans plus tard, la juge affirmant que la Couronne n'avait pas réussi à prouver les accusations hors de tout doute raisonnable. Selon la magistrate, le témoignage de la plaignante contenait des incohérences.

Les agents Leslie Nyznik, Sameer Kara et Joshua Cabrero étaient aussi accusés d'inconduite professionnelle relativement à ces actes sexuels présumément non consensuels. Le corps policier leur reprochait également d'avoir accepté de la nourriture et de l'alcool gratuitement dans un bar et d'être entrés dans un bar de stripteaseuses sans payer.

Des sources de CBC indiquent toutefois que la plaignante jugeait que, si elle devait témoigner à nouveau, sa santé et son bien-être en souffriraient, ce qui a mené à l'abandon des accusations d'ordre professionnel contre les trois policiers.

Le procureur Ian B. Johnstone explique qu'il n'était plus dans l'intérêt public de maintenir ces accusations.

De son côté, l'avocat de la défense Michael Lacy, qui représentait l'agent Kara, dit que la plaignante cherchait à obtenir un certain résultat, pas une audience équitable.Nos clients ont été blanchis après le procès criminel, dit-il. Ils étaient convaincus d'obtenir un verdict similaire dans ce cas-ci.

Un enjeu « systémique »

Mandi Gray, qui a perdu en appel contre l'homme qu'elle accusait d'agression sexuelle, comprend la plaignante. Elle avait elle aussi refusé de témoigner à nouveau. Elle qualifie la question d'enjeu systémique.

Je comprends qu'elle puisse penser que ce serait préjudiciable pour elle de repasser à travers ce processus. C'est probablement la meilleure décision qu'elle pouvait prendre, dit Mme Gray, qui avait obtenu une ordonnance préventive de la cour contre son ex-partenaire plutôt que de témoigner à un second procès.

Avec des renseignements fournis par CBC News

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