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5700 $ d’amende après être allée acheter de l’essence aux États-Unis

Véhicules en file au poste frontalier Peace Arch, en Colombie-Britannique.

Une femme de la Colombie-Britannique a déclaré que les agents canadiens au poste frontalier de Pacific Highway n'étaient pas au courant d'une nouvelle exemption fédérale pour les personnes traversant la frontière pour acheter un bien essentiel.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Une Britanno-Colombienne a reçu une amende de 5700 $ après un passage de 10 minutes aux États-Unis pour y acheter de l’essence. Les agents n'étaient pas au courant de la nouvelle exemption de voyage émise par le gouvernement canadien.

Dimanche, le ministre de la Protection civile, Bill Blair, a annoncé une exemption de test PCR de dépistage du SRAS-CoV-2 à la frontière pour les personnes qui souhaitent faire des courses ou un plein d’essence aux États-Unis. Cette exemption ne s’applique qu'à des motifs essentiels de courte durée.

Cette mesure a pour but d'aider à atténuer les pénuries d'essence résultant des récentes pluies extrêmes qui ont emporté des routes et des voies ferrées dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique.

Un plein pour aider

Marlane Jones pensait bien faire en traversant la frontière pour aller acheter de l'essence aux États-Unis.

Au lieu de cela, son voyage de 10 minutes s'est terminé avec une amende de 5700 $ et une réprimande des agents canadiens au poste frontalier de Pacific Highway, à Surrey, en Colombie-Britannique.

J'étais en larmes. J'étais un peu effrayée. Je ne savais pas ce qui allait m'arriver, relate la femme de 68 ans.

Mme Jones dit qu'elle avait décidé de faire le plein à Blaine, dans l'État de Washington, après avoir vu aux nouvelles qu'Ottawa permettait aux Britanno-Colombiens des régions touchées par les inondations de faire de courts voyages aux États-Unis pour faire le plein ou acheter des produits de première nécessité sans avoir à fournir un résultat négatif à un test de dépistage PCR du virus causant la COVID-19.

Marlane Jones.

Marlane Jones a reçu une amende de 5700 $ à son retour au Canada après un voyage de 10 minutes de l'autre côté de la frontière pour acheter de l'essence.

Photo : CBC/Jon Hernandez

Toutefois, les agents frontaliers auxquels Marlane Jones a eu affaire lundi n'avaient pas pris connaissance de cette nouvelle exemption.

L'agente a été très sévère et m'a dit que je violais la loi sur la quarantaine parce que je n'avais pas de test PCR. Je lui ai dit que [le règlement] avait été modifié, mais elle ne m'a pas crue, déplore Marlane Jones.

Huit autres personnes verbalisées

Après avoir été envoyés dans le bureau de la police des frontières, les agents lui ont donné le choix : ou elle acceptait la lourde amende ou elle faisait demi-tour et subissait un test PCR dans l'État de Washington et y attendait les résultats, ce qui pouvait durer jusqu'à 72 heures.

Ils ont également dit que j'étais la neuvième personne qu'ils avaient verbalisée ce matin-là, alors qu'il était encore tôt. J'ai dit qu'ils devraient peut-être regarder la télévision et voir ce qu'on disait à la population, explique Marlane Jones.

Mardi, le ministre Bill Blair a admis qu'il y avait une certaine confusion au sujet de l'exemption. Cette directive a été donnée aux services frontaliers, et il est clair qu'une certaine clarification était nécessaire. Mais cela a maintenant été fait.

Il a ajouté que le cas des personnes qui auraient reçu une amende par erreur était examiné par l'Agence de la santé publique du Canada, qui supervise les violations de la quarantaine.

Une période de transition

L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a déclaré qu'il pouvait y avoir une période de transition qui peut entraîner certaines incohérences lorsque les directives opérationnelles sont modifiées.

Nous travaillons à assurer une application claire de cette mesure à la frontière, a souligné l'ASFC dans une déclaration.

Marlane Jones a été surprise que les agents frontaliers ignorent l'existence de l'exemption, d'autant plus que son adoption avait été largement couverte par la presse.

Entre-temps, elle s'est rendue au palais de justice de Surrey pour contester la contravention, et elle espère que l'amende sera annulée.

Personne ne m'a téléphoné officiellement pour me dire que ma contravention avait été annulée, dit-elle. Je suppose que la preuve viendra lorsque je vais payer mon assurance en janvier. [En Colombie-Britannique, il est impossible de renouveler son assurance automobile si on n'a pas payé les amendes figurant dans son dossier, NDLR.]

L'ASFC rappelle que l'exemption de la Colombie-Britannique ne s'applique pas aux voyages discrétionnaires ou non essentiels.

Cela signifie que les voyageurs qui se rendent aux États-Unis pour faire des achats de biens non essentiels, ou pour manger au restaurant, rendre visite à des amis ou assister à des événements seraient considérés comme ayant fait un voyage discrétionnaire et ne seraient pas exemptés des exigences relatives au test moléculaire [PCR], précise-t-elle.

Avec des informations de Jon Hernandez

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