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Trois-Rivières : un premier conseil municipal entre fébrilité et divisions ravivées

La façade de l'hôtel de ville de Trois-Rivières

Six conseillers municipaux ont participé à leur première séance publique du conseil municipal de Trois-Rivières. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard

La nouvelle mouture du conseil municipal de Trois-Rivières s’est réunie pour une première séance publique depuis les élections du 7 novembre dernier. Si ce rendez-vous était empreint de fébrilité pour les nouveaux élus, il a ravivé de vieilles tensions entre deux de leurs collègues.

Les conseillers René Martin (des Carrefours), Alain Lafontaine (des Forges), Richard W. Dober (de Marie-de-l’Incarnation), Jonathan Bradley (de Richelieu), Pascale Albernhe-Lahaie (des Rivières) et Geneviève Auclair (de Saint-Louis-de-France) ont eu l’occasion de participer à leur première séance de travail au cours de l’après-midi et d’entamer concrètement leur mandat.

« C’est des papillons, parce que c’est quand même quelque chose d’assez important et de sérieux. »

— Une citation de  Alain Lafontaine, conseiller municipal du district des Forges

Les nouveaux venus ont reçu de la formation dès les premiers jours après le scrutin. On part de zéro, on est nouveaux. C’est beaucoup d’attention et de travail, mais c’est très très plaisant. […] Il va y avoir beaucoup de changements bientôt, parce que le dynamisme est là, s’est-il réjoui.

Certains ont eu besoin de quelques rappels sur des concepts comme les avis de motion, sur l’avancement de certains dossiers et sur le déroulement des séances, ainsi que le fonctionnement de l’équipement de la salle du conseil.

Déjà des tensions

Comme c’est souvent le cas lors de la première séance publique d’un nouveau conseil municipal, plusieurs formalités doivent être abordées, notamment l’adoption du calendrier des prochaines séances et la désignation d’un maire suppléant.

Ce rôle a longtemps été exercé par l’ancienne conseillère du district de Richelieu, Ginette Bellemare. Pour la remplacer, le maire Jean Lamarche a proposé le nom de Daniel Cournoyer, du district de Sainte-Marthe, pour sa disponibilité, son expérience et son engagement.

Ce choix a rapidement été critiqué par le conseiller de Pointe-du-Lac, François Bélisle, lors de la séance de travail de l’après-midi, avant d’indiquer qu’il voterait contre cette proposition.

Daniel a déjà fait preuve à l’endroit d’un collègue du conseil, à savoir moi, de quelque chose qui était inqualifiable. Pour la fonction de maire suppléant, ça prend quelqu’un envers lequel l’ensemble du conseil a confiance et aussi respect, a-t-il dit.

Un conflit qui date

La bisbille entre les deux hommes remonte à 2017. Daniel Cournoyer avait alors déposé une plainte au syndic du Barreau du Québec contre François Bélisle, qui exerce le métier d’avocat.

Il reprochait à son collègue d’avoir tenu des propos teintés de populisme qui portent atteinte à la présomption d’innocence, en référence à une publication Facebook écrite par l’avocat après l’arrestation de Jonathan Bettez.

Daniel Cournoyer reprochait également à François Bélisle d’avoir commis un acte criminel en signant, au mois de décembre 2016, un document erroné qu’il savait faux, faisant cette fois référence à une résolution du conseil municipal.

« On peut pardonner, mais on n’oublie pas. »

— Une citation de  François Bélisle, conseiller municipal du district de Pointe-du-Lac

C’est quelqu’un qui a eu des actions qui ont été fort déplacées à mon égard dans le passé. On parle des plaintes, où il a attaqué ma crédibilité d’avocat et mon gagne-pain, parce qu’ultimement ça aurait été grave. J’ai été complètement blanchi, parce qu’effectivement c’était de la petite politique et c’est ce que le Barreau avait dit, a expliqué le conseiller.

François Bélisle.

Le conseiller municipal du district Pointe-du-Lac, François Bélisle (Archives)

Photo : Radio-Canada

Selon François Bélisle, c’est la première fois qu’un conseiller municipal vote contre une proposition de maire suppléant, dont la responsabilité est d’assumer les fonctions de premier magistrat lorsque celui-ci est absent.

Je ne comprends pas que vous ayez pensé à ça, a-t-il lancé au maire Lamarche. J’étais sûr que c’était Maryse [Bellemare].

Le premier magistrat a indiqué aux journalistes que la conseillère du district de Chavigny aura certainement des responsabilités. Elle occupe déjà, de par sa façon d’être, une place importante dans le conseil. Elle n’est surtout pas tassée.

Le conseiller du district des Estacades, Pierre-Luc Fortin, a également voté contre cette proposition pour des raisons similaires.

Un homme avec les cheveux blancs courts et une barbe discute. Il arbore une casquette noire et un manteau bleu royal.

Le conseiller municipal du district Sainte-Marthe, Daniel Cournoyer (Archives)

Photo : Radio-Canada

Quant à Daniel Cournoyer, il a remercié le maire et les 12 conseillers qui ont voté en sa faveur. J’espère être à la hauteur de la fonction et récupérer les 14 [votes] sur 14. Je le souhaite grandement, a-t-il conclu.

Les élus trifluviens ont également approuvé une recommandation du Comité de toponymie visant à renommer le Colisée du parc de l’Exposition en l’honneur de l’ancien défenseur des Canadiens de Montréal Jean-Guy Talbot.

La première séance publique du nouveau conseil municipal était ouverte à 30 citoyens. Le port du masque était obligatoire, mais le passeport vaccinal n’était pas requis.

Avec les informations de Marc-Antoine Bélanger

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