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Environnement : critiquer l’aviation n’est pas la solution, dit le PDG d’Airbus Canada

Une personne ajuste une partie sous l'aile d'un avion.

L'objectif d’Airbus est d'atteindre la carboneutralité en 2035.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La Presse canadienne

Stigmatiser le secteur de l'aviation n'amènera pas de solutions constructives pour réduire les gaz à effet de serre, soutient Benoît Schultz, président-directeur général d'Airbus Canada, qui s'est porté à la défense environnementale de son industrie.

L'aviation-bashing ne permet pas d'établir des stratégies constructives, a dit M. Schultz lors d'une allocution devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), mardi.

Le secteur emploie 160 millions de travailleurs à travers le monde, tandis qu'il représente de 2 % à 3 % des émissions de CO2 à l'échelle internationale, souligne le dirigeant.

L'empreinte environnementale de l'aviation est un sujet de plus en plus discuté. Bien que les émissions du secteur soient modestes à l'échelle mondiale, le nombre de voyageurs aériens demeure petit. Lorsqu'on regarde l'incidence environnementale d'une seule personne, un vol en avion devient plus important.

Un aller-retour Montréal-Paris produira 1,9 tonne de CO2, selon l'outil de calcul de Planetair, un organisme sans but lucratif de crédit carbone. Un Québécois émet en moyenne près de 10 tonnes de carbone par année.

Airbus est proactif pour réduire les émissions de ses avions, affirme M. Schultz. Ces 25 dernières années, nous avons réduit l'émission de nos avions d'à peu près 80 % en termes de CO2 et de 90 % en oxyde d'azote, comparé aux avions des premières générations.

M. Schultz a réitéré l'objectif de la multinationale française d'atteindre la carboneutralité en 2035.

Vers une certification en Chine de l'A220

Interrogé à ce sujet, Airbus Canada a réitéré ses objectifs quant à l'augmentation de la cadence de production de l'A220, assemblé à son usine de Mirabel.

La multinationale française produit mensuellement cinq appareils de l'ex-C Series de Bombardier, soit quatre à Mirabel et un à Mobile, en Alabama. Leur nombre total devrait passer à six par mois en 2022. L'objectif est d'augmenter progressivement le rythme à 14 par mois en 2025, avec 10 appareils assemblés au Québec et 4 aux États-Unis.

Les perturbations de la chaîne d'approvisionnement ne devraient pas nuire à l'accélération du rythme de production en 2022, assure M. Schultz. L'entreprise dispose déjà des composants nécessaires à la production à court terme. Les étapes immédiates, comme vous vous en doutez, sont déjà préparées et déjà "dérisquées". Donc, les étapes immédiates sont complètement planifiées et vont se passer.

Le grand patron d'Airbus Canada a aussi confirmé qu'il menait des démarches pour faire certifier l'A220 en Chine. L'avion, qui peut accueillir jusqu'à 160 passagers, pourrait trouver preneur pour les vols intérieurs. On pense que le marché chinois peut être intéressé, c'est pour ça qu'on travaille effectivement à la certification.

La certification est un travail de longue haleine qui se fait sur plusieurs années et le processus est déjà commencé. M. Schultz a dit qu'il n'était pas impossible que l'appareil obtienne une certification en 2022.

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