•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Discours du Trône : « Ce qui a changé, c’est le ton »

Les francophones et les Autochtones sont contentés par le premier discours du Trône d'Heather Stefanson.

Louis Allain.

Le directeur général du CDEM, Louis Allain

Photo : Radio-Canada

Les représentants d’organismes francophones au Manitoba sont généralement satisfaits du discours du Trône livré mardi après-midi au Manitoba, même s’il était très général.

Ce qui a changé, c’est le ton. Pour une première fois, on parle de valeur, d’égalité, d’inclusivité, de compréhension, tous des mots qui indiquent qu’ils veulent être à l’écoute. On y retrouve un programme peut-être plus ambitieux en particulier pour les soins de santé, l’économie, dit le directeur général du Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba, Louis Allain.

Il souligne la volonté nouvelle de collaborer avec le gouvernement fédéral et de se distancier de l’ancien gouvernement.

Louis Allain salue les intentions réelles du gouvernement pour trouver des solutions à la pénurie de main-d’œuvre par une approche rassembleuse.

Le directeur général de la Société de la francophonie manitobaine, Daniel Boucher, affirme que le discours était près des enjeux de la population.

Il se réjouit de voir la volonté de la province de travailler avec le fédéral, notamment en ce qui concerne l'immigration.

Daniel Boucher estime que les moyens sont là pour atteindre les objectifs et augmenter l’immigration francophone dans la province à 7 %, il suffit maintenant d’avoir la volonté politique.

Le directeur général de la Société de la francophonie manitobaine, Daniel Boucher.

Le directeur général de la SFM, Daniel Boucher, est heureux que des priorités du discours du Trône étaient proches de la population.

Photo : Radio-Canada / Ron Boileau

Malgré l’absence de priorités spécifiques pour les francophones, M. Boucher estime que la communauté francophone fait partie des priorités globales énoncées, comme les aînés, la santé mentale et l'amélioration du réseau de la santé.

On peut voir beaucoup de priorités sur la table qui nous appartiennent aussi. On veut tout simplement s’assurer que ça se fait pour notre communauté dans un contexte plus large. On a l’intention de revoir en partie les plans de services en français pour s’assurer que ça réponde aux besoins et arriver à avoir plus de services en français. Le changement de ton devrait nous aider.

La directrice générale de la Fédération des parents de la francophonie manitobaine, Brigitte L’Heureux, applaudit l’intention du gouvernement d’accélérer la mise en place de l’entente fédérale-provinciale pour les garderies à 10 $ par jour, qu’elle espère voir avant 2023, surtout pour les parents en temps de pandémie qui se retrouvent en situation économique difficile.

Les Autochtones enchantés des perspectives d’une nouvelle relation

Le grand chef de l’organisation autochtone Manitoba Keewatinowi Okimakanak, Garrison Settee, s’est dit heureux d’entendre une prestation de tambour essentielle à notre culture, chose qu’il n’avait jamais vue dans un discours du Trône provincial.

Il y a de l’espoir à l’horizon pour un nouveau cheminement avec le gouvernement provincial. En tant que chefs des Premières Nations, nous n’avons jamais vraiment été à la table. Nous avons maintenant l’occasion d’y être sur un pied d’égalité.

Le grand chef du regroupement Manitoba Keewatinowi Okimakanak (MKO), Garrison Settee.

Le grand chef du regroupement Manitoba Keewatinowi Okimakanak (MKO), Garrison Settee (archives)

Photo : Radio-Canada

Le discours du Trône a insisté sur le bien-être des Autochtones, sur le respect et la réconciliation.

Le président de la Fédération métisse du Manitoba, David Chartrand, accueille favorablement les plans du gouvernement et dit avoir hâte de voir comment ils se transformeront en actions concrètes.

Les acteurs de la santé déçus

Doctors Manitoba est encouragé que la province forme un groupe de travail avec des médecins et des infirmières pour régler les arriérés dans les chirurgies alors que 136 000 patients sont en attente.

Or, l’organisme s’est dit déçu que ces actions viennent dans les semaines à venir et non les jours à venir.

Une dame aux courts cheveux blonds sourit fièrement à l'objectif.

La directrice générale de Santé en français, Annie Bédard

Photo : Radio-Canada / Mathilde Monteyne

La directrice générale de Santé en français, Annie Bédard, aurait souhaité voir plus de solutions novatrices pour contrer la pénurie de main-d’œuvre.

J’aurais aimé entendre des actions concrètes touchant la reconnaissance des acquis de gens venant de pays à l’extérieur du Commonwealth par plus de flexibilité des ordres professionnels et plus de place en sciences infirmières et travail social à l’Université de Saint-Boniface.

Avec des informations d'Abdoulaye Cissoko

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !