•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La vaccination pour les 5 à 11 ans en 5 questions

Une main gantée tenant une seringue puise une dose de vaccin dans une fiole.

La campagne de vaccination chez les enfants de 5 à 11 ans devrait démarrer dès le 29 novembre, mais la prise de rendez-vous est obligatoire.

Photo : Radio-Canada

Les autorités sanitaires de la Colombie-Britannique ont dévoilé mardi leur plan de vaccination contre la COVID-19 des enfants de 5 à 11 ans. L'annonce suit l'approbation par Santé Canada vendredi dernier du vaccin de Pfizer-BioNTech pour cette tranche d'âge. Dans la province, 360 000 enfants de cette tranche d'âges sont admissibles à la vaccination.

Pourquoi un vaccin pour les enfants?

Selon la médecin-hygiéniste en chef de la province, Bonnie Henry, les enfants sont présentement parmi les plus touchés par les nouvelles infections au virus qui cause la COVID-19, notamment depuis la rentrée scolaire.

Selon le ministère de la Santé, parmi les moins de 18 ans, les 5 à 11 ans ont enregistré le plus grand nombre de cas, près de 16 000, dont 457 entre le 16 et le 22 novembre.

La Colombie-Britannique indique aussi que 60 enfants âgés de 5 et 11 ans ont été hospitalisés, dont 5 aux soins intensifs, mais aucun décès dans cette tranche d'âge n’est à déplorer depuis le début de la pandémie

Si la Dre Bonnie Henry affirme que les enfants sont moins à risque de développer une forme grave de la maladie, elle confirme qu’ils n'en demeurent pas moins un des vecteurs de transmission parmi les plus importants.

Un graphique montre l'évolution du taux de cas de COVID-19 en 2021. Les cas chez les enfants de 5 à 8 ans et de 9 à 11 ans ont augmenté depuis la rentrée des classes, en septembre.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Données de janvier 2021 à novembre 2021

Photo : PHRDW Nov-22-2021

La médecin-hygiéniste en chef de la province explique aussi que là où les taux de vaccination sont élevés chez les 12 à 17 ans, la transmission est faible, et que le taux d'infection des enfants de 12 à 17 ans qui ne sont pas vaccinés sont nettement plus élevés que ceux des enfants vaccinés.

Quel vaccin peuvent-ils recevoir et suivant quelles procédures?

Santé Canada a donné son approbation pour le vaccin pédiatrique de Pfizer-BioNtech le vendredi 19 novembre.

Les enfants recevront une dose de 10 microgrammes, soit le tiers de celle des adultes, mais le vaccin est composé de la même formule et fonctionne de la même façon.

Un minimum de 8 semaines est recommandé entre la première et la seconde dose.

Les enfants de 11 ans recevront le vaccin pédiatrique et lorsqu'ils atteindront 12 ans, ils seront éligibles au vaccin pour adultes.

Les enfants doivent être âgés d'au moins cinq ans pour recevoir leur vaccin.

Le consentement d'un parent ou d'un tuteur légal est requis.

Quels sont les risques et les contre-indications reconnues?

Les essais cliniques du vaccin de Pfizer-BioNTech menés par Santé Canada auprès de 3100 participants montrent qu'il est efficace à 90,7 %. Aucun signalement d'effet secondaire grave n'a été répertorié, selon l’agence fédérale.

Les principaux effets indésirables signalés étaient semblables à ceux observés chez les adolescents et les jeunes adultes, mais étaient moins fréquents, et comprenaient de la fatigue et des maux de tête.

Concernant le risque de péricardite et de myocardite, des inflammations du cœur, Santé Canada estime qu'il est moindre chez les enfants comparativement aux adolescents ou aux jeunes adultes.

Pascale Lavoie, médecin chercheur spécialisé en immunité de la COVID-19 chez les enfants à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), explique que le comité consultatif national d'immunisation a aussi établi des risques d’anaphylaxie, une réaction allergique sévère à certains ingrédients du vaccin, mais que cela est extrêmement rare chez les enfants.

La Dre Bonnie Henry et en arrière-plan Adrian Dix.

Santé Canada, en tant qu'organisme de réglementation indépendant, continue de suivre la sécurité du vaccin contre la COVID-19 pour les enfants de 5 à 11 ans, ont souligné les responsables de la santé de la Colombie-Britannique.

Photo : CBC/Mike McArthur

M. Lavoie recommande aussi d’espacer dans le temps les vaccins contre la COVID-19 et ceux pour lutter contre d’autres maladies, comme mesures préventives dans l’attente de plus de données.

Concernant la technologie utilisée, Lionel Traverse, pédiatre à la retraite qui a exercé pendant 30 ans à Abbotsford, souligne la fiabilité des nouveaux vaccins à ARN messager, qui ne contiennent pas le virus : La technologie est bien plus sécuritaire que l'ancienne que l’on utilise dans les vaccins pour les enfants contre le tétanos, la diphtérie, ou la rougeole par exemple. Même si l’on manque de recul, en théorie, elle est beaucoup plus sécuritaire et offre moins d’effets secondaires , explique-t-il.

Une affirmation partagée par la Dre Bonnie Henry en conférence de presse : si la technologie à ARN messager est nouvelle dans les vaccins, elle est très utilisée dans d'autres applications de la médecine depuis longtemps, a-t-elle déclaré.

Elle a aussi évoqué aussi le retour d'expérience pour l'heure favorable des 3 millions d'enfants vaccinés aux États-Unis, et confirme que Santé Canada, en tant qu'organisme de réglementation indépendant, continue de suivre la sécurité du vaccin. Cet examen rigoureux et indépendant peut nous donner confiance, a-t-elle dit.

Comment faire vacciner son enfant?

La prise de rendez-vous est obligatoire. Il faut s'inscrire sur le site dédié de la province (Nouvelle fenêtre). Les services de santé provinciaux enverront dès le 29 novembre des invitations, suivant l’ordre des inscriptions.

Près de 90 000 enfants éligibles sont déjà inscrits, précise la Dre Penny Ballem, directrice du programme d’immunisation provinciale, et devraient recevoir leur vaccin d'ici la fin de l’année.

La vaccination aura lieu dans toutes les cliniques des autorités sanitaires, mais pas dans les pharmacies. Les cliniques seront adaptées aux enfants, fait savoir la province, et les familles peuvent amener tous leurs enfants admissibles en même temps.

La Régie de la santé des Premières Nations et les autorités sanitaires locales se rendront dans les communautés pour offrir la vaccination pédiatrique.

Pour les communautés particulièrement isolées, les autorités sanitaires élaborent actuellement leur calendrier de vaccination sur le terrain, qui sera couplé avec des vaccinations de rappel, des premières et secondes doses pour les publics concernés.

Des prestataires de soins de santé hautement qualifiés formés et expérimentés dans la vaccination des enfants, notamment contre la rougeole, les oreillons et la grippe seront déployés pour cette campagne affirme la province.

Les autorités sanitaires garantissent un endroit calme pour les enfants qui vont recevoir le vaccin, et reconnaissent que certains auront besoin d'aide pour surmonter leur anxiété face aux aiguilles.

Elles s’engagent aussi à contacter les familles et les organisations qui s'occupent d'enfants ayant des besoins spéciaux

Où puis-je m'informer?

Selon la Dre Ballem, 58 % des parents veulent faire vacciner leurs enfants dès maintenant, 18 % souhaitent attendre, et les autres sont indécis.

Aussi, les autorités rappellent que de nombreuses ressources en ligne pour se documenter sur la vaccination des enfants sont disponibles.

En français, Santé Canada (Nouvelle fenêtre) offre aussi des informations sur le suivi du programme de vaccination et de potentiels effets secondaires. Le site Immunisation Canada  (Nouvelle fenêtre)propose également des informations.

D’autres sites offrent des solutions sur comment recevoir votre piqûre comme un champion (Nouvelle fenêtre), et Anxiété Canada offre des exercices de respiration pour réduire la peur et le stress.

En anglais, le site du centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique (Nouvelle fenêtre) et celui d'immunisation Colombie-Britannique peuvent être consultés.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !