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Miser sur de nouvelles pratiques et l’inclusion pour aborder le vapotage avec les élèves

Une jeune femme fume une cigarette électronique.

Un jeune sur cinq vapote à la Cité étudiante Polyno. (archives)

Photo : iStock

À l'école secondaire la Cité étudiante Polyno, à La Sarre, des étudiants prennent eux-mêmes des actions pour faire face à la problématique du vapotage et du tabagisme chez les jeunes.

Depuis l’implantation du Plan génération sans fumée au mois de mai, on a formé un comité composé d'élèves et d'une intervenante en toxicomanie, qui organisent de temps à autre des kiosques d'information.

Lucas Gagnon, âgé de 16 ans, fait partie du comité et rapporte qu'il vapote depuis plus de trois ans.

J'ai commencé assez jeune à fumer la vapoteuse. Plus ça va, plus je vois d’impacts au niveau de ma santé, puis je ne veux pas que la prochaine génération fasse les mêmes erreurs que moi, indique-t-il.

Daphnée Gilbert, en cinquième secondaire, a décidé de s'impliquer dans le comité parce qu'elle trouvait important de discuter avec son entourage des risques reliés au vapotage.

Avec des jeunes comme nous, on a l'impression que ça fonctionne peut-être mieux parce qu'ils ont moins l'impression de se faire chicaner, mais de se faire mieux comprendre par des gens de notre âge, dit-elle.

Un graphique démontrant le taux de vapotage pour chaque année du secondaire, en comparant les élèves de la province à ceux de la Polyno.

Le taux d'élèves qui vapotent à la Cité étudiante Polyno, à La Sarre, est plus élevé que dans le reste du Québec.

Photo : Gracieuseté

L'intervenante en toxicomanie à la Cité étudiante Polyno, Karine Chabot, explique que le plan vise à donner des outils et des ressources aux étudiants, et non leur imposer des idées.

Par exemple, quand un élève va être pris avec une vapoteuse pour la première fois ou deuxième fois à vapoter dans l'école, avant, il y avait des mesures plus punitives, mais maintenant, on y va vraiment dans l'accompagnement, des mesures plus éducatives au niveau des élèves, précise-t-elle.

Faits saillants du profil tabagique de la Cité étudiante Polyno :

  • 1 jeune sur 5 vapote tous les jours

  • 36 % des élèves de l’école ont vapoté dans les 30 derniers jours

  • 14 % des élèves de l’école ont fumé dans les 30 derniers jours

Au Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS), on croit en l’importance d’informer les jeunes qu’ils peuvent rapidement devenir dépendants aux produits du vapotage et du tabagisme.

Les jeunes cherchent la liberté. Quand on veut être libre, on ne veut pas de béquilles. Là, ils se rendent compte que le vapotage, ils n’ont pas le choix. Quand tu es obligé de te cacher dans la classe pour vapoter, tu ne fais pas ça parce que tu veux être cool, tu fais ça parce que tu es obligé, tu ressens un manque physique, souligne Annie Papageorgiou, directrice générale du CQTS.

La Cité étudiante Polyno a pour objectif de réduire l’initiation aux produits de vapotage et au tabagisme de 5 % au cours des quatre prochaines années dans sa communauté.

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