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Whitehorse : enquête sur les pratiques d’une école pour contenir les élèves violents

Entrée de l'École élémentaire Jack-Hulland, à Whitehorse.

Certaines pratiques de l'École élémentaire Jack Hulland, à Whitehorse, font l'objet d'une enquête.

Photo : Google

Radio-Canada

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) de Whitehorse ainsi que les Services à la famille et à l’enfance du gouvernement du Yukon ont lancé une enquête sur « le recours à des moyens de contention et l'utilisation de lieux d'isolement » à l'École élémentaire Jack-Hulland.

Selon la porte-parole de la GRC, Carlie McCann, la police a été informée des allégations vendredi en début d’après-midi et a immédiatement ouvert une enquête. Elle n’a pas souhaité faire davantage de commentaires.

Les parents d’élèves ont été informés de la tenue de l’enquête dans une lettre envoyée lundi par le ministère de l’Éducation.

Dans celle-ci, le sous-ministre adjoint des écoles et des services aux élèves, Ryan Sikkes, affirme que son département a entendu des préoccupations concernant la violence, la gestion efficace des comportements des élèves et les réponses à y apporter au cours des derniers mois.

Ces inquiétudes sont sérieuses et vous avez peut-être des questions au sujet de la sécurité de votre enfant à l’école, dit encore la lettre. Les enfants reçoivent toujours une bonne éducation à [l'École] Jack-Hulland et nous prenons des mesures supplémentaires pour nous assurer que tout incident de comportement qui dégénère est traité de manière appropriée.

Parmi ces mesures, la lettre mentionne un outil de communication et des plans d’urgence au cas où ce genre d’incident se produirait. Il est prévu qu’il y ait également plus de formation pour les employés, ainsi que l'élaboration d’une approche à grande échelle pour répondre, suivre et prévenir les comportements agressifs et l’arrivée de personnel supplémentaire sur place.

La lettre assure encore que le ministère de l’Éducation va travailler de façon étroite et en collaboration avec la GRC et les Services à la famille et à l’enfance lors de l’enquête et que les parents recevront des rapports hebdomadaires du principal de l’école qui résument le soutien disponible et comment s’est déroulée la semaine pour les élèves.

S’assurer d’une réponse coordonnée

De son côté, le bureau de la défenseure des enfants et de la jeunesse du Yukon, Annette King, a fait savoir au ministère qu’il lançait un examen systémique sur ces allégations.

“L’objectif de cet examen est d’assurer une réponse coordonnée du gouvernement du Yukon pour soutenir les enfants et leurs familles à se remettre du mal causé par ces pratiques alléguées”, précise Mme King dans un communiqué.

La défenseure a demandé que lui soient fournies des informations concernant la communication, le statut de l’enquête, les soutiens thérapeutiques et la coordination des services.

Annette King rappelle aussi que le problème de recours à des moyens de contention et l'utilisation de lieux d'isolement soulèvent “une importante question d’intérêt public pour les élèves et particulièrement, les élèves ayant des besoins particuliers.”

Nous sommes alarmés par le nombre de droits violés par ces pratiques présumées, et nous structurerons notre examen en fonction de la façon dont le gouvernement répondra.

Avec les informations de Jackie Hong (Nouvelle fenêtre)

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