•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La vitrine technologique sur les biochars projette de commercialiser un produit en 2022

Deux hommes posent devant une usine.

Régis Pilote et André Benoît s'attendent à ce que l'un des produits créés dans la vitrine technologique de BiocharBoréalis soit commercialisé l'année prochaine.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

La vitrine technologique sur les biochars et les bioproduits dérivés à Mashteuiatsh a repris ses activités après avoir mis ses opérations sur pause pendant la pandémie. Elle souhaite participer à la commercialisation du produit de l'un de ses partenaires, créé à partir de biomasse au courant de l'année 2022.

La vitrine technologique ressemble en tous points à une usine à l’intérieur. Contrairement à une entreprise, on effectue plutôt des recherches pour connaître quels développements peuvent être réalisés et dans quel domaine utiliser tel type biochar. Différents biochars sont créés à partir de matières premières comme la paille, les copeaux ou la sciure de bois. Ils peuvent être liquides, solides ou gazeux.

On voit des équipements à la fine de la technologie.

Il y a deux pyroliseurs dans la principale salle de la vitrine technologique. L'un plus petit sert à faire des tests et l'autre permet une plus grande production de biochars.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Le biochar solide par exemple ressemble au charbon et possède des propriétés similaires au charbon, sans être nocif pour l'environnement.

Ça peut remplacer le charbon dans toutes ses applications, autant en énergie comme combustible, métallurgie, au niveau des filtres à air et filtre à eau. Au niveau végétal, il est intéressant pour les sols. Il va apporter des nutriments, de la fertilité et une meilleure rétention en eau, donne en exemple le chercheur et chef d’équipe Régis Pilote.

Différents types de biochars solides sont créés à partir des matières premières comme la paille et les copaux de bois.

Les biochars solides ressemblent au charbon et possèdent aussi des propriétés similaires.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

La recherche avance

Depuis trois ans, une quarantaine d'entreprises ont réalisé 30 projets de recherche pour valoriser les résidus qu’elles possèdent et réduire leur empreinte écologique.

Il y a tout un tas d'entreprises qui ont fait des recherches en alimentation animale, dans les lisiers, le contrôle des odeurs. Tout ce que ça lui prend [l’entreprise], c'est sa matière première, la technologie existe déjà , soutient André Benoît, le vice-président au développement chez Biochar Boréalis.

Un technicien de laboratoire lave quelque chose dans un lavabo.

Les tests réalisés en laboratoire, surtout au courant de la première année, ont permis une caractérisation des différents types de biochars.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

La vitrine technologique sur les biochars et les bioproduits dérivés va par ailleurs inviter la population à tester un terreau enrichi de biochar dans leur potager, le printemps prochain.

La vitrine, c'est?

La vitrine technologique sur les biochars et les bioproduits dérivés est la seule du genre au Canada. En tant qu'incubateur, elle permet à des entreprises de tester des produits avant de les utiliser à plus grande échelle.

Sa création est entre autres issue d’un partenariat entre la communauté de Mashteuiatsh, la MRC Domaine-du-Roy, Biochar Boréalis et Agrinova. Les équipements à la fine pointe de la technologie ont été acquis par Agrinova. Ce centre collégial de transfert de technologie (CCTT) en agriculture associé au Collège d'Alma supervise aussi les recherches.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !