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Une marche en appui aux travailleuses des CPE à Gaspé

Travailleuses et parents agitent drapeaux et banderole.

Des parents se sont joints aux travailleuses pour exprimer leur appui.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

Radio-Canada

Près d'une quarantaine de personnes ont pris part, mardi matin, à une marche en soutien aux éducatrices de CPE en grève, devant l'aréna de Gaspé.

Quelques parents étaient présents avec leurs enfants, en signe de solidarité avec le personnel des CPE.

Myriane Houde-Poirier et Valérie Legault, dont les enfants fréquentent le CPE des Butineurs à Gaspé, étaient de la marche avec leurs éducatrices.

Pour elles, malgré les défis que cette grève occasionne, la cause doit être soutenue, même au prix d'une grève générale illimitée.

C’est sûr que ça va demander une bonne dose d’organisation, admet Myriane Houde-Poirier, et ça fait un peu peur, mais des fois il faut prendre les moyens pour arriver au résultat. La cause est bonne et on va continuer de les appuyer.

Les manifestants se sont rassemblés au centre-ville de Gaspé.

Les manifestants se sont rassemblés au centre-ville de Gaspé.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

Le mouvement de grève touche tout le Québec. Après l’interruption des négociations vendredi, le Conseil du trésor et les syndicats sont de retour à la table de négociations mardi et mercredi.

Selon le vice-président à la FSSS-CSN de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, Kent Denis, les syndicats n'écartent pas la possibilité d'une grève générale illimitée s'ils n'arrivent pas à une entente avec le gouvernement du Québec

Ça fait des mois qu’on est à la table et qu’il retarde les négos, rappelle-t-il. Le gouvernement ne négocie pas, ce sont des semblants de négos. Là on est rendus au bout. La grève, c'est un moyen de pression ultime. On ne veut pas se rendre là. C'est entre ses mains. Il a juste à régler.

Québec offre jusqu’à 20,2 % d’augmentation aux éducatrices en CPE. Les éducatrices qualifiées devront cependant accepter d’augmenter leurs heures de travail à environ 40 par semaine, sans quoi elles devront se contenter d’une hausse de 15,2 %.

Mais le syndicat négocie, entre autres, pour que toutes les travailleuses puissent améliorer leurs conditions de travail. Un CPE, ça ne marche pas juste avec un seul type d’emplois, soulève-t-il. Il y a la cuisine, l’entretien, l'hygiène et salubrité, tous ces emplois méritent d’être reconnus. Le ratio enfants/éducatrices est important aussi.

Les CPE de la province, affiliés à la CSN, seront en grève jusqu'à jeudi si aucune entente n'est conclue entre les parties impliquées.

Avec les informations de Marguerite Morin

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