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Edmonton n’a pas de refuge pour les familles itinérantes, selon une intervenante

Un homme dort dans une rue du centre-ville d'Edmonton en janvier 2021.

Edmonton n'a aucun refuge pour les familles en situation d'itinérance.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Radio-Canada

Une travailleuse de proximité pour les personnes en situation d’itinérance d’Edmonton tire la sonnette d’alarme sur l'absence de refuge familial. Elle demande à l'Alberta de rediriger une partie de son financement vers les services pour sans-abri afin de répondre à ce besoin.

La fondatrice de la patrouille communautaire Bear Clan d’Edmonton et Beaver Hills, Judith Gale, témoigne du phénomène grandissant de l'itinérance des familles.

Les propriétaires ne sont pas très patients avec nos frères et nos sœurs. Nous avons vu des familles entières [vivre] sous la même tente, car elles ne veulent pas être séparées, raconte-t-elle.

Judith Gale a averti le premier ministre albertain de cette problématique lors de son passage à Edmonton la semaine dernière. Jason Kenney annonçait l’investissement de 23 millions de dollars supplémentaires pour venir en aide aux personnes vulnérables.

Judith Gale appelle à la création de refuges configurés en appartements afin de fournir un logis temporaire et un accès à une gamme de services pour les familles.

Des familles d’Edmonton se rendent à Calgary

Il existe deux refuges pour famille en situation d’itinérance à Calgary. Une personne responsable des communications à Brenda’s House admet qu'elle reçoit des appels de familles d’Edmonton.

La directrice générale d'Inn from the Cold, Heather Morley, fait le même constat. Selon elle, des familles de la capitale albertaine, et même des provinces voisines, viennent au refuge pour familles du centre-ville de Calgary pour chercher de l’aide.

L'itinérance familiale peut être difficile à comprendre et à mesurer, estime Heather Morley. Elle utilise la notion d'itinérance cachée pour expliquer cette tendance. Le nombre de familles sans domicile fixe ne se reflète pas dans les statistiques des municipalités, car elles trouvent un logis chez un ami à la place d’un refuge.

Judith Gale abonde dans le même sens. Les familles qu’elle rencontre préfèrent rester dans une tente ou chez une connaissance plutôt que de se séparer. Une partie de la famille pourrait se retrouver dans les refuges pour hommes, d'autres, dans les refuges pour les femmes et les enfants, ces derniers se retrouvant, peu importe le cas, dans un environnement chaotique.

Environ 15 % des familles monoparentales que nous voyons sont dirigées par des pères, dit Heather Morley. Un refuge pour femmes n’est pas un endroit approprié pour un père seul et ses enfants.

Heather Morley ajoute que la demande de places dans les refuges et pour les services qu'ils offrent a bondi durant la pandémie.

Pas de plan provincial pour créer un refuge familial à Edmonton

Justin Marshall, l’attaché de presse du ministre des Services sociaux et communautaires, dit qu’il n'est pas prévu de financer un refuge pour les familles en situation d’itinérance à Edmonton.

C'est parce que trouver du logement aux familles a toujours été la priorité de nos fournisseurs locaux, indique-t-il.

La province vient en aide aux familles par l'entremise du programme de soutien du revenu. Cette allocation pour les besoins d'urgences couvre, entre autres, les frais d'hébergement temporaire, de nourriture et de garde d'enfants.

Avec les informations de Madeleine Cummings

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