•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La pénurie de main-d’oeuvre, plus gros obstacle aux forages pétroliers

Deux hommes manoeuvrent un foret sur une plateforme de forage pendant qu'un troisième homme les observe.

Environ 1400 puits supplémentaires seront forés en 2022, selon les prévisions de l'Association canadienne des entreprises d'énergie.

Photo : The Canadian Press / JASON FRANSON

La difficulté de convaincre les travailleurs de revenir dans l’industrie pétrolière et gazière est le facteur qui compromet le plus la relance du secteur, selon l’Association canadienne des entreprises de l’énergie (CAOEC).

L’Association, qui représente principalement les entreprises de forage, a publié des prévisions positives pour les prochains mois. Elle estime que les prix élevés du pétrole et la demande constante conduiront à une augmentation du nombre de forages de 27 % entre 2021 et 2022.

L’activité du secteur dépassera les niveaux de l’avant-pandémie.

C’est la bonne nouvelle que nous attendons depuis sept ans. Pour la première fois depuis longtemps, nos entreprises qui ont été au bord de la banqueroute sont optimistes, se réjouit le président de la Association canadienne des entreprises de l'énergie, Mark Scholz.

Environ 7200 emplois directs et indirects supplémentaires seront créés au Canada, selon ses prévisions, si les entreprises arrivent à les pourvoir.

« La main-d’oeuvre, c’est le plus grand danger de nos prévisions. »

— Une citation de  Mark Scholz, président, CAOEC

Les sept années qui se sont écoulées depuis la chute des prix du pétrole ont incité de nombreux travailleurs à quitter le secteur dans les provinces productrices comme l’Alberta et la Saskatchewan, explique M. Scholz. Une promesse de stabilité sera le mot-clé pour les faire revenir, selon lui.

La première question des travailleurs que les entreprises appellent est : "Pour combien de temps?" Quelques plateformes de forage peuvent offrir de longs contrats, mais ce n’est pas encore le cas de toutes, reconnaît M. Scholz.

Il ajoute que les salaires offerts pour le forage et la maintenance des puits ont augmenté de 10 % et que des campagnes de recrutement au Québec et dans les Maritimes sont en cours pour attirer de nouveaux employés.

Le secteur espère aussi que la fin des programmes fédéraux d’aide pendant la pandémie contribuera au retour des travailleurs.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !