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Du dépistage sans rendez-vous réclamé par des parents de Sherbrooke

Centre de dépistage de Sherbrooke.

La prise de rendez-vous est maintenant obligatoire au centre de dépistage de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / René-Charles Quirion

René-Charles Quirion

Depuis lundi, les tests de dépistage de COVID-19 ne se font plus que par rendez-vous au centre de dépistage de Sherbrooke. Si cette nouvelle formule a été adoptée pour réduire le temps d'attente, elle provoque toutefois de la frustration chez des parents qui doivent faire subir un second test à leur enfant ayant reçu un résultat positif à un test rapide effectué à l'école.

La fille de Sofiane Difle est l'une de ces élèves dont le test rapide s'est révélé positif. La direction de l'école l'a avisée que la fillette devait se rendre à un centre de dépistage pour y subir un second test afin d'obtenir une confirmation, et lancer l'enquête épidémiologique.

Une fois sur place, Sofiane Difle s'est toutefois heurtée à une porte close : le centre n'offre plus de dépistage sans rendez-vous. Une situation qu'elle déplore, puisqu'elle sait que sa fille est présentement infectée.

Les enfants de cas positifs devraient être prioritaires, estime-t-elle. S’il vous plaît, dépistez-nous et faites votre analyse. Il n’y a pas de logique!

« Je ne comprends pas pourquoi tout le monde doit passer par la prise de rendez-vous, même dans un cas positif. Ça n'a aucun sens. »

— Une citation de  Sofiane Difle
Sofiane Difle.

Sofiane Difle.

Photo : Radio-Canada

Cette mère de famille n’était pas la seule mardi matin à se buter le nez au centre de dépistage. Un employé du CIUSSS de l’Estrie - CHUS était d'ailleurs posté à l’entrée pour expliquer la situation à de nombreuses personnes.

Nous n'avons pas pu passer. Mon enfant a eu un dépistage positif avec un test rapide. L’école nous a envoyé au centre de dépistage, mais ici, on nous a dit qu’il faut prendre rendez-vous. On rentre à la maison et il faudra revenir après avoir pris rendez-vous. On va s’isoler en attendant, signale un autre parent de la même école, Raouf Boucherif.

Raouf Boucherif.

Raouf Boucherif.

Photo : Radio-Canada

Cédric, un autre père, déplore aussi cette situation.

Nous avons été appelés à l’école pour un dépistage massif de deux classes. L'école nous a invités à confirmer [ce diagnostic] au centre de dépistage, mais on nous refuse l'accès en nous référant à la plate-forme de dépistage en ligne. Ce n'est pas très pratique pour les parents, déplore-t-il.

Il affirme qu’il n’est pas contre la prise de rendez-vous pour le dépistage de la COVID-19, mais que la situation devrait être adaptée lors de cas confirmés.

L’école pourrait être informée plus rapidement pour se mettre en action et informer tous les parents, ajoute-t-il.

Une formule qui plaît à d'autres Sherbrookois

Alexandre Boily s'est présenté lui aussi mardi matin avec sa fille, qui présente des symptômes liés à la COVID-19. Dans son cas, il avait pris rendez-vous.

J’ai dû appeler parce que ça ne fonctionnait pas en ligne. Mais une fois ici, le service a été rapide. Je m’étais présenté la veille , mais on m'avait dit de prendre rendez-vous en ligne, signale M. Boily.

Alexandre Boily et sa fille Novalie.

Alexandre Boily et sa fille Novalie.

Photo : Radio-Canada

Florence Poudrier estime pour sa part que le système a très bien fonctionné dans son cas.

J’ai pris mon rendez-vous en ligne et le service a été très rapide. Je n'ai pas attendu. Il y avait des plages horaires disponibles, affirme-t-elle.

Florence Pourdrier.

Florence Poudrier.

Photo : Radio-Canada

April Boutin estime elle aussi avoir vécu une expérience rapide avec la prise de rendez-vous.

« C'était l'enfer la semaine dernière avec le sans rendez-vous. Il y a avait une longue file. Nous sommes venus lundi, mais nous avons appris qu’il fallait prendre rendez-vous. Ce matin, c’était parfait. »

— Une citation de  April Boutin

Des éclosions dans plusieurs écoles primaires

Les éclosions se multiplient présentement dans plusieurs écoles primaires. À Sherbrooke, cinq écoles publiques et une école privée composent avec un nombre important de cas positifs.

À pareille date l'année dernière, les éclosions de COVID-19 survenaient essentiellement dans les écoles secondaires. Maintenant, ce sont surtout les écoles primaires qui font les frais de la COVID.

À Sherbrooke, les écoles Beaulieu, du Sacré-Cœur, Pie-X-de l'Assomption, Saint-Antoine et des Avenues sont aux prises avec des éclosions.

L'école privée Plein Soleil se retrouve aussi dans la même situation, après qu'un premier cas positif a été détecté lundi.

J'ai eu rapidement un suivi de la santé publique qui m'a dit d'utiliser les tests rapides qu'on a en notre possession pour dépister les classes, explique Philippe Saint-Laurent, directeur de l'école Plein Soleil.

Les tests rapides ont été déployés mardi à l'école. Deux classes de maternelle avec des cas confirmés ont été fermées. Les frères et les sœurs de ces élèves ont aussi pris le chemin de la maison. Au total, 80 élèves sur 417 sont retirés de l'établissement. Leur apprentissage se fera à distance.

On va le faire en ligne le mieux possible comme on l'a fait l'année dernière. On a une super belle collaboration de l'équipe enseignante et les parents aussi, souligne M. Saint-Laurent.

Avec les informations de René-Charles Quirion et de Guylaine Charette

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