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Une famille de La Baie évite de justesse un drame dû au monoxyde de carbone

Maire-Pierre Waltzing devant son poêle à bois au sous-sol.

Depuis les événements, Marie-Pierre Waltzing a plus que doublé le nombre de détecteur de monoxyde de carbone dans la maison familiale.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Radio-Canada

Une famille de La Baie a évité un drame il y a quelques jours lorsque les occupants d’une même maison ont été intoxiqués au monoxyde de carbone.

En entrevue à l’émission C’est jamais pareil, Marie-Pierre Waltzing a expliqué que ce sont d’abord les pleurs de sa fillette au petit matin qui ont alerté les parents. Son conjoint s’est rendu dans la chambre du sous-sol pour voir ce qui se passait. Il a rapidement constaté que la petite n’était pas dans son état normal. Elle avait de la difficulté à se tenir debout et semblait sur le point de perdre connaissance à tout moment.

Inquiets, les parents décident de s’habiller pour se rendre à l’hôpital. C’est alors que Mme Waltzing se sent mal. Je commence à avoir des étourdissements, des maux de cœur. Je me sens faible, explique-t-elle. Elle réalise alors que sa famille est victime d’une intoxication au monoxyde de carbone.

Elle fait immédiatement sortir sa fille, son petit de 19 mois et son conjoint à l’extérieur pendant qu’elle contacte les services d’urgence. Au bout du fil, elle peine à donner la bonne adresse pour être localisée tellement elle est confuse.

Une fois sur place, les pompiers confirment la forte présence de monoxyde de carbone à l’intérieur comme elle le redoutait déjà. En fait, les pompiers ont décelé 330 parts de monoxyde par million (ppm) dans la résidence alors que le seuil de 30 ppm ne doit normalement pas être franchi. Tous les membres de la famille ont été transportés à l’hôpital et placés sous oxygène.

Heureusement, ils s’en sortent sans séquelles, mais l’épisode restera marqué dans leur mémoire. On a été chanceux. Il n’y a rien eu de plus dramatique que ça, mentionne-t-elle, soulagée.

Une femme regarde un détecteur de monoxyde de carbone.

Marie-Pierre Waltzing veut sensibiliser la population à l'importance d'avoir des détecteurs de monoxyde de carbone en bon état.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Message de sensibilisation

La famille possédait pourtant un détecteur de monoxyde de carbone. En après-midi, celui-ci avait sonné, mais Mme Waltzing avait cru à une défectuosité puisque le poêle à bois de la résidence était éteint. Après avoir enlevé puis remis les piles, l’alerte s’était arrêtée. En soirée, ils ont allumé la poêle avant d’aller au lit et c’est dans les heures qui ont suivi que les symptômes d’intoxication sont apparus.

Après vérification, elle conclut que d’autres facteurs ont aussi joué un rôle dans cette mésaventure, comme le fait que la température était particulièrement humide à l’extérieur. Le détecteur était aussi placé trop près du poêle à bois. 

Un détecteur de monoxyde de carbone.

Les détecteurs de monoxyde de carbone permettent parfois d'éviter des drames.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

La mère de famille tient cependant à sensibiliser la population à l’importance de ce type de détecteur. Elle suggère d’en mettre un sur chaque étage de la maison et dans chaque chambre si possible. C’est d’ailleurs ce qu’elle a fait depuis. 

Elle conseille aussi de se procurer des détecteurs de monoxyde de carbone distinct des détecteurs de fumée pour plus d’efficacité. Elle recommande également d’en placer un dans le garage.  

Sa famille l’a échappé belle. Elle souhaite que son témoignage et ses quelques conseils permettent d’éviter à d’autres de vivre la même mauvaise expérience. 

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