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Legault et Plante demandent à Ottawa de bannir les armes de poing

Valérie Plante et François Legault.

Valérie Plante et François Legault ont tenu une conférence de presse à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

Ottawa doit bannir les armes de poing et resserrer les contrôles aux frontières.

Cet appel au gouvernement fédéral a encore une fois été lancé avec force par le premier ministre François Legault et la mairesse de Montréal, Valérie Plante, lundi, à l'issue de leur première rencontre depuis la réélection de Mme Plante, le 7 novembre dernier.

C'est vraiment préoccupant le nombre de personnes, le nombre de jeunes qui sont dans les gangs de rue et le nombre d'armes à feu, armes de poing entre autres, qui sont disponibles à Montréal, a affirmé M. Legault.

Le premier ministre a reconnu que Montréal a son rôle à jouer, notamment au niveau de l'intervention policière, tout comme Québec, qui est à mettre sur pied de nombreux outils pour livrer bataille contre les gangs de rue.

On va donner un grand coup dans les prochains mois, a-t-il promis, pour contrer cette violence qui est inacceptable et qu'on ne veut plus voir à Montréal.

M. Legault a cependant rappelé, comme il le fait depuis des mois, qu'il est impossible d'agir avec efficacité sans le soutien du fédéral. On ne veut pas tout pelleter, on a des responsabilités, Valérie et moi, mais il y a aussi des responsabilités à Ottawa, entre autres de mieux contrôler l'entrée de ces armes aux frontières et de négocier ensemble aussi comment on peut interdire ces armes de poing.

Plante : « Gouverner, c'est choisir »

Je comprends que c'est une question sensible, a renchéri Mme Plante. Mais gouverner, c'est choisir aussi, et pour moi, quand on voit qu'il y a augmentation de la violence [...] il faut prendre ses responsabilités. Ce sont des personnes qui décèdent, et quand on voit que ce sont des jeunes qui se retrouvent avec des armes, pour moi, c'est inacceptable.

Je continue à demander haut et fort que les armes de poing soient bannies et qu'il y ait un bien meilleur contrôle au niveau des frontières, et si on doit aussi aller au niveau juridique pour les peines minimales, pourquoi pas?, a-t-elle martelé.

La mairesse a fait valoir que son service de police avait réussi à retirer plus de 500 armes de la circulation, mais ce n'est pas assez, a-t-elle soutenu, rappelant que la réputation de la métropole est en jeu. C'est un enjeu qui nous touche, qui affecte nos communautés et ça affecte des familles. Montréal est une ville qui est reconnue pour être sécuritaire. C'est un des arguments qui nous permet de nous démarquer à l'étranger.

Elle n'a pas manqué de dénoncer une fois de plus l'idée avancée par le premier ministre Justin Trudeau de transférer aux villes la responsabilité d'interdire les armes de poing.

Le trafic des armes et l'augmentation des crimes impliquant une arme à feu, ça ne se limite pas à Montréal; ça n'a pas de frontières, ça se promène, de là pour nous l'absurdité qu'une telle responsabilité soit donnée par le fédéral aux municipalités, a-t-elle dit.

Transport : des projets à retravailler

Par ailleurs, la question du transport a aussi été beaucoup discutée lors de la rencontre entre M. Legault et Mme Plante, qui a eu lieu après une courte randonnée en autobus électrique sur une portion de ce qui deviendra le Service rapide de bus (SRB) sur le boulevard Pie-IX.

Le projet avance selon les échéanciers et les budgets prévus et devrait être livré à l'automne 2022, du moins pour la section entre Henri-Bourassa et la station de métro Pie-IX. Le SRB doit, à terme, relier Laval à la rue Notre-Dame, dans le sud de l'île de Montréal.

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