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Alberta : les patrouilles du Bear Clan collectent les dons à l’approche de l’hiver

La viande, les fruits et les collations sont parmi les denrées les plus recherchées.

Yvonne Henderson debout dans un petit entrepôt­.

Yvonne Henderson, du Bear Clan de Calgary, explique qu'il y a peu de viandes et d'aliments périssables en stock ces temps-ci.

Photo : CBC / Terri Trembath

À Edmonton comme à Calgary, les patrouilles locales du groupe communautaire autochtone Bear Clan collectent de la nourriture et des produits hygiéniques pour les redistribuer aux plus vulnérables cet hiver, et pour ajouter un peu de joie à leurs célébrations de Noël.

L’an dernier, le groupe de Calgary a fourni un nombre total de 250 repas de Noël à des personnes qui en avaient besoin.

Il distribue également des aliments, des vêtements et des produits essentiels de façon régulière tout au long de l’année.

Yvonne Henderson, une bénévole Blackfoot, dit que l’organisme recherche particulièrement des aliments périssables cet hiver.

Nous avons besoin de dinde, de jambon, de poulet. Nous serions ravis d’avoir de la viande de gibier s’il y a des chasseurs qui veulent participer. Nous disons à nos frères autochtones : s’il y a des chasseurs parmi vous qui veulent nous apporter de l’orignal, nous allons le prendre, dit-elle.

La patrouille cherche aussi des congélateurs, ou de l’espace dans des congélateurs commerciaux, afin de conserver cette viande jusqu’à Noël.

Et de la nourriture pour chiens! C’est une grosse demande qu’on reçoit. C’est difficile de se procurer de la nourriture pour chats et chiens pour les familles, ajoute Yvonne Henderson.

Elle explique que le Bear Clan aide tous ceux qui en ont besoin, mais priorise les aînés et les personnes autochtones et marginalisées.

Elle souligne que l’organisme comble un besoin particulier pour la population autochtone urbaine, surreprésentée dans la classe la plus pauvre de Calgary.

Yvonne Henderson et un bénévole sortent des aliments d'un congélateur.

La section calgarienne du Bear Clan est née il y a environ deux ans et compte quelque 40 bénévoles.

Photo : CBC / Terri Trembath

Cela aide beaucoup ces personnes de savoir que, quand elles quittent la communauté, elles ne sont pas seules. C’est ce que le Bear Clan veut leur rappeler.

[Elles] peuvent toujours faire appel au Bear Clan. Nous sommes comme la famille qu’elles n’ont jamais eue. Nous sommes leurs tantes, leurs oncles, leurs cousins qui leur disent : "Hey, nous allons vous aider", dit Yvonne Henderson.

Hip Danger, un autre bénévole de la patrouille calgarienne, dit qu’il souhaite faire comprendre aux gens qui se sentent marginalisés qu’ils ne sont pas seuls.

Nous comprenons cette bataille. Donc c’est plus facile pour eux de venir nous parler [...] parce que partout ailleurs, ils se butent à des portes fermées, dit-il.

Le but principal, en tout temps, c’est de donner espoir à ces gens, de les encourager à ne pas abandonner.

Des fruits, des gants et des bénévoles demandés à Edmonton

Noël est à nos portes. [...] Nos frères et soeurs en difficulté ont plus que jamais besoin de notre aide, ajoute la chef de la patrouille de Beaver Hills House (Edmonton) du Bear Clan, Judith Gale.

L’an dernier, la section qui venait à peine de naître a fourni quelque 300 repas de dinde lors du réveillon et du jour de Noël. Les 20 bénévoles qui ont servi d’hôtes le referont tous cette année, mais Judith Gale s’attend à ce que la demande soit encore plus élevée.

Selon elle, le nombre de personnes qui se présentent dans les rondes régulières du Bear Clan pour obtenir de la nourriture ou des biens essentiels a doublé ces derniers mois.

Et maintenant, il y a beaucoup plus de familles, précise-t-elle.

En ce début d’hiver, l’organisme a aussi besoin de vêtements chauds, surtout des gants, ainsi que de collations emballées individuellement et de fruits frais.

La patrouille edmontonienne cherche également des bénévoles, tant autochtones qu'allochtones, pour faire des rondes.

Avec des informations de Terri Trembath

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