•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Maya Montiel veut poursuivre l’aventure du rugby élite

L'Acadienne de Dieppe rêve d'une place dans l'équipe nationale senior et de jouer en coupe du monde.

Une jeune femme court sur le terrain de jeu avec le ballon en main.

Qu'est-ce qui fait courir Maya Montiel? Le rugby.

Photo : Robin Kasem / Université d'Ottawa

La joueuse de rugby Maya Montiel veut revenir pour une dernière saison avec les Gee-Gees de l'Université d'Ottawa en 2022. Mais, l'Acadienne originaire de Dieppe, au Nouveau-Brunswick, a beaucoup d'autres ambitions, dont une place au sein de l'équipe du Canada.

La saison de rugby universitaire est terminée depuis une semaine. Maya Montiel prend un repos bien mérité. Mais, elle est loin de se tourner les pouces et pense déjà aux prochains mois.

Quand on s'en va aux nationaux, c'est comme dans une scène de film, explique-t-elle. Lorsqu'on revient, c'est comme si on revenait de nouveau à la réalité. Il y a l'école et le travail... Là, c'est juste vraiment prendre soin de notre corps.

Joueuse tentant de bloquer une autre joueuse qui veut avance.

Maya Montiel, lors d'un match des Gee-Gees cette saison.

Photo : Greg Mason / Université d'Ottawa

Après s'être inclinée en finale du championnat universitaire canadien de rugby, pour une médaille d'argent, avec Ottawa, elle a été nommée au sein de l'équipe d'étoiles du tournoi à sa position de pilier.

C'est tout un honneur, mais elle préfère vanter les mérites du groupe. On regarde surtout notre performance ensemble, souligne la joueuse âgée de 22 ans.

Toute l'équipe de rugby féminin rassemblée.

Avec la médaille d'argent, le programme de rugby féminin de l'Université d'Ottawa a remporté une médaille au championnat national pour une 6e saison de suite.

Photo : Robin Kasem

Elle est surtout heureuse et reconnaissante d'avoir pu jouer cette saison-ci. L'an dernier, tous les matchs ont été reportés à cause de la pandémie.

« On est entré dans la saison avec une différente mentalité, une mentalité d'entrer dans un jeu en pensant: "Si ceci c'était mon dernier match de rugby? Est-ce que j'ai donné tout mon effort? Est-ce que j'ai donné mon 120 %? Est-ce que j'ai tout donné à mon équipe? Est-ce que j'étais honnête avec moi-même?" »

— Une citation de  Maya Montiel

Le concept d'honnêteté avec soi-même revient souvent au cours de l'entretien. Montiel estime que c'est un des éléments essentiels pour réussir.

Celle qui porte le numéro 1 avec le Grenat et Gris d'Ottawa a pris la décision de revenir pour une ultime saison. Son but est d'être la meilleure au pays sur la scène universitaire, à sa position. Et, par la suite, l'équipe canadienne de rugby à XV.

Elle a pris un petit congé, mais dans les faits, elle peaufine son plan d'action pour y arriver avec des objectifs mesurables.

Deux femmes se donnent une accolade  sur le terrain en souriant.

Pour Maya Montiel, jouer dans une équipe de rugby comme celle des Gee-Gees, c'est être membre d'une grande famille. On la voit ici avec Alexandra Ondo, sa coéquipière.

Photo : Greg Mason / Université d'Ottawa

Quand on lui pose la question sur le premier objectif mesurable, elle répond que c'est le retour à l'entraînement, puis elle se tourne vers son ordinateur et dit en riant: J'ai définitivement une date puis c'est le lundi 29. En novembre.

Dans son plan, la Dieppoise veut renforcer son corps et, aussi, son esprit. Le jeu repose autant sur la force que la rapidité d'esprit.

Maya Montiel a déjà été membre de l'équipe nationale des moins de 20 ans. Avant la saison universitaire, Rubgy Canada l'a invitée à participer à un camp d'entraînement.

Ça m'a vraiment ouvert les yeux, analyse-t-elle. Ça m'a vraiment préparée pour entrer dans ma saison 2021 avec les Gee-Gees. J'espère, après cette saison ici, que j'ai fait un impact positif.

Maya Montiel est une athlète aguerrie. Avant le rugby, son sport était la nage synchronisée, qu'elle a pratiqué pendant 7 ans. Elle a aussi représenté le sud-est du Nouveau-Brunswick aux Jeux de l'Acadie en 2012, à Argyle.

Quand le rugby s'est présenté, à 14 ans, elle l'a embrassé. Quand l'Université d'Ottawa lui a offert de jouer, à 18 ans, elle s'est emballée.

Jamais elle n'a eu peur de relever des défis.

« Il ne faut pas craindre d'être honnête avec soi-même parce que la peur, à la fin de la journée, ça peut enlever beaucoup de choses que tu apprends. La peur peut t'enlever beaucoup de choses que tu aimes. Le rugby m'a vraiment ouvert les yeux à ça, vraiment m'aidé à savoir qui je suis comme personne. Les joueuses de rugby... La manière dont tu joues, c'est une grande réflexion sur qui tu es en dehors du terrain. »

— Une citation de  Maya Montiel

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !