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REM de l’Est : le projet doit être « bonifié », croit François Legault

Le premier ministre estime que des améliorations doivent être apportées par le promoteur, CDPQ Infra.

François Legault en point de presse.

François Legault convient que le projet de REM de l'Est est perfectible.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

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Les détracteurs du REM de l'Est dans sa version actuelle se sont fait entendre jusqu'à Québec. Le premier ministre François Legault, de passage à Montréal lundi, a admis que le projet devait être « bonifié » pour être « acceptable ».

Lors d'un point de presse tenu en après-midi, M. Legault a dit souhaiter que des améliorations soient apportées au projet par son promoteur, CDPQ Infra, une filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Ce projet doit être bonifié, a-t-il admis d'emblée. Moi, je veux dire à ceux, entre autres, qui ont manifesté : "Je vous ai entendus et je comprends qu'il y a des améliorations à apporter au projet de la Caisse". On va le travailler avec la Ville de Montréal et avec le gouvernement du Québec.

Le premier ministre espère d'ailleurs que la mairesse Valérie Plante – qu'il rencontrait lundi pour la première fois depuis sa réélection, le 7 novembre – s'investira davantage dans le projet, elle qui a promis en campagne de consacrer d'ici 10 ans 500 millions de dollars à l'intégration du REM de l'Est dans la trame urbaine.

Ce que je veux, c'est que, la prochaine fois qu'on présente le projet, [il] soit aussi présenté par Valérie et la Ville de Montréal; que ce soit un projet commun, un projet à trois, la Ville de Montréal, le gouvernement du Québec et la Caisse de dépôt, a-t-il insisté. Je veux vraiment qu'on travaille ce projet-là ensemble.

« J'avoue qu'on doit en faire beaucoup plus, le gouvernement du Québec et la Caisse de dépôt, avec la Ville de Montréal, pour rendre le projet du REM de l'Est acceptable. »

— Une citation de  François Legault, premier ministre du Québec

Il y a des ajustements à faire, a répété M. Legault, évoquant entre autres le comité consultatif dirigé par l'ex-présidente de l'Ordre des ingénieurs du Québec Maud Cohen, qui va faire des propositions.

Ce comité, mis sur pied en mai 2021, devra entre autres se pencher sur le tracé du REM de l'Est, sur sa portion souterraine, mais aussi et surtout sur sa portion aérienne, qui inquiète de nombreux résidents de l'est de Montréal.

Plusieurs centaines de personnes se sont d'ailleurs rassemblées samedi dans l'arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve pour faire part de leurs préoccupations. Elles s'inquiètent des impacts visuels du projet, mais aussi du bruit qui sera généré par les trains.

Éviter une explosion des coûts

Il faudra, cela dit, que la facture du projet, évalué à 10 milliards de dollars, demeure raisonnable, estime François Legault. Le premier ministre n'exclut pas d'augmenter le financement de son gouvernement au besoin, mais pour l'instant, il préfère rester prudent sur le sujet.

À ce moment-ci, on n'exclut rien, a-t-il indiqué. Vous savez, on parle d'un coût d'environ 10 milliards... Si jamais il fallait tout enfouir, ce serait 20 milliards. Ça, ça ne serait pas acceptable.

Est-ce qu'on serait capables de trouver des compromis? Je pense qu'on est tous les deux d'accord, Valérie et moi, pour dire qu'il y a des bouts qui peuvent rester en hauteur, a mentionné le premier ministre.

Ce qu'on veut, c'est travailler un projet qui fasse l'affaire et de la Ville de Montréal, et du gouvernement du Québec, et de la Caisse de dépôt, a-t-il résumé.

Un outil de développement incroyable

Valérie Plante s'est dite pour sa part très heureuse d'entendre qu'on réitère que les trois équipes travaillent ensemble sur ce dossier, et impatiente de consulter le rapport du comité consultatif présidé par Maud Cohen, dont les recommandations sont attendues d'ici Noël.

Selon la mairesse, le REM de l'Est représente un outil de développement du territoire incroyable. On sait que, quand il y a un axe de transport qui se crée, ça ouvre des possibilités, ça crée des opportunités de développement économique, d'habitation, de milieux de vie, a-t-elle souligné.

« La Ville de Montréal continue de travailler avec le gouvernement du Québec et la CDPQ pour trouver les meilleures solutions afin que nous puissions réaliser cet incroyable projet. »

— Une citation de  Valérie Plante, mairesse de Montréal

Interrogée à ce sujet par la presse anglophone, Valérie Plante n'a pas voulu dire si elle aimerait que le tracé soit enfoui davantage que ce que prévoit actuellement CDPQ Infra.

Je ne suis pas experte, a-t-elle fait valoir. C'est exactement pour cette raison que nous avons demandé la création d'un comité consultatif.

Et quand ses membres auront terminé leur travail, ce sera notre responsabilité – le gouvernement du Québec, moi-même, la Ville de Montréal et la CDPQ – de voir ce qui a du sens, a expliqué la mairesse.

Mme Plante et M. Legault, assis, discutent dans une salle aux allures royales, entourés de leurs équipes respectives.

Valérie Plante, François Legault et leurs équipes se sont réunis pour une brève réunion, lundi après-midi, au château Dufresne, à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La rencontre entre M. Legault et Mme Plante survenait après une courte randonnée en autobus électrique sur une portion de ce qui deviendra le Service rapide de bus (SRB) sur le boulevard Pie IX.

Le projet avance selon les échéanciers et les budgets prévus et devrait être livré à l'automne 2022, du moins pour la section entre Henri-Bourassa et la station de métro Pie IX. Le SRB doit, à terme, relier Laval à la rue Notre-Dame.

En point de presse, le premier ministre et la mairesse de Montréal ont une fois de plus demandé au gouvernement fédéral de prendre ses responsabilités pour lutter contre la violence armée – le sujet de l'heure dans la métropole.

M. Legault a aussi annoncé qu'il tendrait mardi après-midi une conférence de presse afin d'annoncer les modalités de vaccination contre la COVID-19 pour les jeunes Québécois âgés de 5 à 11 ans.

Avec les informations de La Presse canadienne

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