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Grèves dans les CPE de l’Est-du-Québec : les éducatrices sont « épuisées »

Des éducatrices sont sorties lundi matin pour manifester.

Le CPE L'Aurore Boréale à Rimouski est en grève jusqu'à jeudi.

Photo : Radio-Canada / Shanelle Guérin

Radio-Canada

Depuis lundi matin, 42 centres de la petite enfance et services de garde affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS)-CSN de l'ensemble de l'Est-du-Québec sont touchés par la grève. Si rien ne bouge dans les négociations avec Québec, les éducatrices poursuivront le débrayage jusqu'à jeudi.

Ces journées de grève font partie du mandat de 10 jours de moyens de pression adopté au début de l'automne.

La CSN Côte-Nord confirme que les négociations reprendront mardi et mercredi entre le Conseil du Trésor et les syndicats.

En plus des questions salariales pour le personnel du Centre de la petite enfance, les éducatrices réclament le respect du ratio d'enfant par éducatrices et des solutions concrètes pour lutter contre la surcharge de travail.

Québec a proposé aux éducatrices d'adopter un horaire de travail de 40 heures sur 5 jours, ce que déplore Stéphanie Tanguay, présidente du Syndicat des travailleurs des Centre de la petite enfance de Sept-Îles-Confédération des syndicats nationaux, qui rappelle que les journées sont déjà longues pour les éducatrices spécialisées, fragilisées par la dernière année.

« On ne peut pas échapper une seconde, parce qu'on ne sait pas ce qui peut se passer dans cette mini seconde. On a à gérer des mini-humains qui ont besoin qu'on soit présentes. »

— Une citation de  Stéphanie Tanguay, présidente du Syndicat des travailleurs des Centre de la petite enfance de Sept-Îles-Confédération des syndicats nationaux

La surcharge de travail qu'il y a dans les Centre de la petite enfance, c'est incroyable pour les éducatrices. Donc de faire du 40 h par semaine, on va encore plus épuiser nos éducatrices, met de l'avant Stéphanie Tanguay.

La présidente ajoute que le manque de personnel est déjà criant dans les Centre de la petite enfance. Si on doit aller en congé de maladie, on ne sera pas plus avancé, en faisant du 40 heures par semaine.

La question salariale est aussi au cœur des revendications des éducatrices. Le gouvernement propose une augmentation de 20 à 24 % aux éducatrices spécialisées, mais pas aux autres types d'emploi dans les Centre de la petite enfance.

« On se sent pas écoutées, on se sent fatiguées. On est là pour tout le monde, on est là pour tous les corps de métier. »

— Une citation de  Annie Douville, agente en soutien pédagogique et technique et éducatrice au Centre de la petite enfance de L'Aurore Boréale, à Rimouski
Annie Douville, comme ses collègues, se sent fatiguée à cause de ses conditions de travail actuelles.

Annie Douville souhaite de meilleures conditions de travail pour elle et ses collègues.

Photo : Radio-Canada / Shanelle Guérin

Ailleurs dans l'Est-du-Québec, Jeanne Proulx, trésorière du syndicat des Centre de la petite enfance de la Municipalité régionale de comté Rimouski-Neigette, explique les raisons de sa présence aux lignes de piquetage. On ne se sent pas écoutées, on se sent fatiguées. Moi, j'ai juste hâte que ça bouge. On se bat, on se bat, on se bat. Faut qu'on se batte de plus en plus donc là ça nous épuise, dénonce-t-elle.

Une femme aux cheveux mi-longs porte des lunettes fumées et un manteau d'hiver.

Nancy Legendre est présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCNSL-CSN) (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Nancy Legendre, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent-Confédération des syndicats nationaux, soutient que la survie du réseau dépend de meilleures conditions de travail. Écoutez, les gens quittent le réseau. On le voit même dans les inscriptions dans les techniques à l'enfance, où ça diminue grandement, les gens n'ont plus tant d'intérêt, explique la présidente.

Avec les informations de Félix Lebel et Shanelle Guérin

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