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Forêt urbaine : les contribuables de Montréal et Québec prêts à payer plus

Un coucher de soleil dans un parc de la Ville de Québec.

Les forêts urbaines aident à combattre les îlots de chaleur et assainissent l'air. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Allison Van Rassel

Les Montréalais sont prêts à débourser 68 $ supplémentaires par année en taxes foncières pour l'amélioration de leur forêt urbaine, tandis qu'à Québec, les contribuables verseraient 50 $ de plus annuellement pour la même raison, selon deux études.

Les recherches dévoilées mardi sont réalisées par la Fondation David Suzuki et la Chaire de recherche du Canada en économie écologique de l’Université du Québec en Outaouais. Elles visent à connaître les préférences des citoyens pour leur forêt urbaine et leur volonté de payer pour l'améliorer. Les préférences étudiées sont la densité, la diversité, la proportion conifères/feuillus, l’aspect visuel et les coûts associés.

Au total, la population de Québec s’est dite prête à débourser un total de 26,8 millions de dollars par année et celle de Montréal, un montant de 116 millions de dollars, estiment les chercheurs.

Ce montant serait prélevé grâce à une augmentation des taxes foncières pour bénéficier d’une forêt plus dense, plus diversifiée et comportant davantage d’arbustes.

Les deux études ont utilisé la méthode de recherche de la modélisation du choix, qui consiste, en marketing, à mesurer la volonté de payer des individus.

Les données ont été récoltées grâce à un questionnaire en ligne. Au total, 300 personnes ont rempli le questionnaire à Québec, contre 1050 à Montréal. L'intervalle de confiance est de 95 %.

Des arbres alignés le long d'un boulevard.

Le pourcentage de canopée à Québec devrait donc être augmenté à 64%, croient les chercheurs. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Dominic Martel

Augmentation du budget à Québec

Les répondants qui habitent à Québec préféreraient avoir une forêt urbaine deux fois plus dense, trois fois plus diversifiée, et qui comporte des arbustes, mais sans augmenter le nombre de conifères, concluent les chercheurs.

Les résidents de Québec sont aussi prêts à débourser jusqu'à 32 $ annuellement pour voir l'apparition d'arbustes sur leur rue, selon l'étude sur la capitale.

Collectivement, ils sont prêts à payer 26,8 millions de dollars pour leur forêt urbaine, ce qui est supérieur aux 21,2 millions dépensés actuellement par la Ville.

Dans sa Vision de l'arbre 2015-2025, la Ville de Québec a fixé comme objectif d'atteindre un couvert végétal de 35 % de son territoire, avec une augmentation totale de 3 %. Or, le plus récent bilan de la Vision de l’arbre fait plutôt état d’une diminution de 1 %.

Le pourcentage de canopée à Québec devrait donc être augmenté à 64 %, soit près du double que l'objectif visé croient les chercheurs.

Vue des immeubles du centre-ville de Montréal et des arbres sur le flanc du mont Royal.

C'est la diversité de leur canopée qui intéresse le plus les résidents de Montréal. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Les Montréalais en veulent plus

Pour leur part, les Montréalais sont aussi prêts à payer beaucoup plus que leur administration municipale pour augmenter la qualité de leur forêt urbaine.

L'étude sur la métropole démontre qu'ils ont une volonté à payer annuellement 116 millions de dollars, ce qui est supérieur aux 24,6 millions de dollars prévus au budget 2021 de la Ville de Montréal.

C'est la diversité de leur canopée qui intéresse le plus les résidents de Montréal. Ils sont prêts à payer jusqu'à 47,84 $ pour une présence d’arbustes sur leur rue et davantage de conifères. Ils sont aussi aussi prêts à mettre près de 9 $ pour avoir une plus grande diversité d'arbres.

La Ville de Montréal s'est fixé comme objectif d'avoir 25 % de canopée urbaine sur son territoire d'ici 2030. À la lumière des résultats et la volonté de payer des Montréalais, ce chiffre doit augmenter à 40 %, ajoutent les chercheurs.

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