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Sous-marins : l’Australie signe un accord avec les États-Unis et le Royaume-Uni

Scott Morisson, devant un lutrin. Sur des écrans placés de part et d'autre, on voit Boris Johnson et Joe Biden.

Le premier ministre australien Scott Morisson, son homologue britannique Boris Johnson (à gauche) et le président américain Joe Biden (à droite) lors de l'événement virtuel où la nouvelle alliance AUKUS a été annoncée, en septembre dernier.

Photo : La Presse canadienne / AP/Mick Tsikas

Agence France-Presse

L'Australie s'est officiellement engagée lundi dans un programme très contesté pour s'équiper de sous-marins à propulsion nucléaire dans le cadre d'une nouvelle alliance de défense avec la Grande-Bretagne et les États-Unis.

Le ministre de la Défense Peter Dutton a signé avec les diplomates britannique et américain un accord autorisant l'échange d'information sur la propulsion nucléaire navale entre leurs pays.

Il s'agit du premier accord signé et rendu public depuis l'annonce en septembre par les trois pays de leur nouvelle alliance de défense, nommée AUKUS, pour faire face aux tensions stratégiques croissantes entre les États-Unis et la Chine dans le Pacifique.

Cette alliance s'était accompagnée de l'annulation par l'Australie d'un mégacontrat portant sur l'achat de 12 sous-marins français à propulsion conventionnelle pour une valeur de 90 milliards de dollars australiens (environ 82,4 milliards de dollars canadiens), provoquant une brouille durable entre Paris et Canberra.

L'accord permettra une coopération qui améliorera encore notre position de défense mutuelle, a déclaré le président américain Joe Biden vendredi dans un communiqué en amont de la cérémonie de signature lundi en présence de M. Dutton, du chargé d'affaires américain Michael Goldman et de la haute-commissaire britannique en Australie Victoria Treadell.

Selon l'accord AUKUS, l'Australie doit acquérir huit sous-marins à propulsion nucléaire à la pointe de la technologie, capables d'effectuer des missions furtives à longue portée.

Il prévoit également le partage de capacités cybernétiques, quantiques, sous-marines et d'intelligence artificielle non spécifiées.

L'alliance a irrité la Chine qui la décrit comme une menace extrêmement irresponsable pesant sur la stabilité de la région.

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